Léon Meganck…………................ René Rochette.

Licencié en Sciences Botaniques…………….Enseignant retraité.

Ancien collaborateur du Professeur....……..Guide nature.                                 

Paul DUVIGNEAUD .

En collaboration avec Christian, Gilbert,Jean Louis,                                                   Raymond, Jean,Annie, Sylvie, Marc, Marie-France,  Evelyne, Willy, Bernard  et Magali...


 

... et Présences et Actions culturelles que préside Jean


 

 

 

 


vous présentent…

 

 

 

Promenade 2 .

LE PARC JACQUES BREL .

 

                                                                     VIRTUS SIBI CALCAR .

                                                             Le courage est pour soi un Eperon .                                                              Telle était le devise de l'Ecuyer                                                                                                                          François Adrien TAYART de BORMS .

 

Sous le patronage de Marc-Jean Ghyssels, PremierEchevin.                                                         

Editeur responsable : renerochette@yahoo.fr                             

28 février 2011.                                                       

ITINERAIRE .

Scan_Jacqueq_Brel_003Table de matières.

Introduction.

Léon a deux amours durables : le parc JACQUES BREL et le Chêne Joséphine. (1999).

Avant le Parc.

Au départ : le carrefour de la Chaussée de Neerstalle et de l’Avenue du Bempt.

1)    Hydrographie, la Senne, le Geleytsbeek, le Zandbeek, le Vossegatbeek.

2)    Espace Wenseleers.

3)    Vers le parc Jacques Brel, Avenue Kersbeek, Art Nouveau.

4)    Connaissons notre Commune. La fin des sites semi-naturels.

5)    Le Vossegat.

 

 

 

Le parc proprement dit.SDC10521

6)    Historique.

7)    Plan du Parc.

8)    L’entrée.

9)    L’Archange, poème de Marc Simon.

10)           La statue de Jacques Brel.

11)           Le Pavillon Joséphine.

12)           Le chêne Joséphine.

13)           Le château et ses dépendances.

14)           La Rosace, Olga, Diane, l’épipactis à larges feuilles.

Après le Parc.

15)           La Rue Jean-Baptiste Baeck.

16)           L’Avenue et le Square Stuart Merrill.

17)           L’Avenue Kersbeek (K2), la via Romantica.

18)           Le Foyer Forestois.


Léon a deux amours durables…

Joséphine, le chêne.

     

Par quelle force es-tu donc mû, Scan_Jacqueq_Brel_004

O toi devant qui il me semble

Etre si peu, frêle et menu ?

Ton feuillage et ton verbe tremblent,

 

Mais ton support est bien d’airain.

J’ai beau serrer les bras, les mains,

Mon pauvre cœur reste fragile,

Mes pieds paraissent pieds d’argile.

 

Comment fais-tu très noble chêne

Pour devenir à chaque fois

Que dans les cieux on se déchaîne

Plus grand, plus fort, rempli de Foi ?

 

J’ai beau porter force bagages

Et parcourir et vaux et monts,

Mais face à ton calme voyage

Mon errance n’a pas de fond.

 

J’ai beau hurler, me mettre en transe,

Le bruit qu’étend ma vanité

Ne trouble point ton long silence.

Que faire, sinon t’écouter ?

 

Léon MEGANCK,  1983.

  

Et Jacques Brel, le parc.

Petit clos où se trament le souvenir et la méditation, eden sûr où les saisons arrivent, malgré l’encerclement citadin, à boucler leur cycle et à mûrir les nuances, on s’y plaît à comploter en compagnie des Aulnes expressifs et des Hêtres altiers. Du dialogue des ronces et des épines qui s’étonnent de leurs propres fougues, aux remous translucides d’une source qui ose à peine chuchoter, on s’abandonne au bord de la poésie dans une longue impression de délivrance….                                                           

Pour une amitié durable, René.

 


Le Parc Jacques BREL.



Départ et retour- Carrefour - Chaussée de Neerstalle, Avenue du Bempt.SDC10323

            L’entrée du parc est difficile à repérer. Ce carrefour par contre est à la fois un excellent point de départ, accessible en plus par les transports en commun, et un lieu d’observations remarquables.

La chaussée de Neerstalle : une très importante voie de communication déjà répertoriée sur les cartes du Moyen-Age. Elle conduisait les Forestois vers le hameau de Stalle.

L’Avenue du Bempt : un bempt, au départ, est une prairie inondée lors des crues de la Senne.  Nous évoquerons nos bempten au cous de la promenade n° 4 qui leur est consacrée et qui, elle aussi ; part de ce carrefour.

SDC10329La pharmacie : elle a eu d’autres affectations comme le montre la photographie : taverne, local de colombophilie…

L’Art Nouveau : est aussi présent comme en de nombreux endroits de Forest. Admirons les façades des immeubles numérotés 331 et 333.  

Et, avant de quitter ce carrefour, attirons l’attention sur une certaine pierre bleue juste à côté du trottoir. Nous en parlerons dans quelques minutes quand nous parlerons du réseau hydrographique.

Notre Cercle d’Histoire et du Patrimoine, dans sa revue Forestum n° 24 a consacré une part importante à l’étude de ce quartier et tout particulièrement à l’immeuble portant les numéros 12 et 14. C’est Madame Petit, épouse DE SCHRYVER Hugo qui en parle avec émotion… » …Le Bempt, mon village…Il y avait une multitude de magasins : des épiceries, des boucheries (Chez Toine, chez Crispeels et chez Saucisske), une poissonnerie, une mercerie, …un magasin de meubles….Que dire alors des nombreux estaminets dans le quartier : à la chaussée de Neerstalle : chez Rathé, …Au Repos de la Montagne ,  le café Colombophile, au coin de la chaussée de Neerstalle, l’actuelle pharmacie et en face le café  ‘chez Crespeels’, le cousin du boucher..SDC10330

Je ne peux évidemment pas oublier le commerce de bières de mes grands-parents et parents, sous la dénomination « Brasserie Petit », bien connue dans le quartier et apprécié par les amateurs de gueuze et de kriek ! »

 

1 - Hydrographie.

La Senne ne se rappelle à nos souvenirs qu’au moment des crues. Par contre le Geleytsbeek, les deux Zandbeek et le Vossegatbeek étaient présents ici, en permanence.

a.     Un ruisseau ou une rivière ?

Le Geleytsbeek aurait bien mérité pour nous le nom de rivière à la fois par le débit qui était le sien à l’époque et surtout par l’importance qu’il a acquise au cours des siècles. Restons objectifs… Si on peut faire du bateau sur une rivière, le Geleytsbeek n’a jamais été qu’un ruisseau.

Avec notre réputée « Abbaye des Bénédictines », il constitue un des deux piliers de l’histoire de notre Commune.

A l’époque où le vent et l’eau étaient les seules forces motrices naturelles, il drainait tout ce que le 18ème et  le 19ème siècles avaient engendré comme manufactures et industries ... des moulins, des teintureries, des brasseries…

b.     Le Zandbeek.

Scan_Jacqueq_Brel_005Nous avons baptisé Zandbeek 1 le ruisseau qui serpentait dans le Bempt et dont il ne reste plus que quelques traces aujourd’hui. Bien entendu, un Zandbeek 2 existait également. Là où le sable abonde, pourquoi n’y aurait-il pas d’autres ?   

«Le ruisseau des sables » ? La source était située quelque part du coté de l’Avenue de Haveskerke, dans la propriété Smets-Lido. Dans le Parc du Saint-Curé d’Ars, il alimentait un étang important reconverti actuellement en plaine de jeux. Au carrefour de l’Avenue Stuart Merrill et de l’Avenue Kersbeek, il fusionnait avec le Vossegatbeek, celui qui nous intéresse le plus puisque ses sources naissent dans le Kersbeekbos et plus précisément dans le parc Jacques Brel, but de notre promenade d’aujourd’hui.

 

c.     La mise à l’égout.

Lorsqu’ils furent tous mis à l’égout au début du 20ème siècle, le Zandbeek 2 rejoignit le Zandbeek 1 par un siphon dont une pierre bleue marque encore l’emplacement. C’est cette pierre bleue que nous vous avons montrée au début de la promenade.

L’eau du Zandbeek 2 passait  en dessous de Geleytsbeek  et de la chaussée de Neerstalle pour rejoindre le Zandbeek1.

Pourquoi un tel mécanisme ? L’hypothèse la plus plausible, en cas de crue, les égouts recueillant les eaux du Geleytsbeek devaient être saturés ; il fallait éviter les débordements dévastateurs et envoyer l’eau excédentaire ailleurs… dans les égouts du Zandbeek 1 . Mais ce n’est qu’une hypothèse.

d.     Aujourd’hui

D’ailleurs, aujourd’hui tout cela ne fait plus partie que de l’histoire locale et de quelques souvenirs à entretenir. La Commune a profité de l’asséchement de l’étang de M. Vandeschriek pour maîtriser définitivement les eaux du Zandbeek 2 et les détourner dans l’égout du Geleytsbeek, pratiquement vide depuis que toutes les eaux venant d’Uccle ont été envoyées directement vers la station d’épuration des eaux.

 

2/ L’espace Wenseleers.SDC10332

 a  - Avant de devenir un site industriel à la fin du 19ème siècle, puis un lotissement d’habitations résidentielles à la fin du 20ème siècle, cet espace était envahi par un étang, le plus grand de Forest , avec le Wereldvijver dans la propriété Zaman, le Dwershaege vijver, tel était son nom. Toute une flore s’y épanouissait.  Toute une faune y avait élu domicile. Le crapaud commun, la grenouille verte, la grenouille rousse coassaient à qui mieux mieux. Le triton ponctué et  le triton alpestre s’y reproduisaient en toute quiétude. Le coucou le jour, le rossignol la nuit n’empêchaient pas la chouette hulotte de ululer.


b -  L’étang empierré, on y construit une aire industrielle ; nous  sommes vers la fin du 19ème siècle.     Nous l’avons appelé « Espace Wenseleers » du nom du principal propriétaire. Quelques faits en marquent l’évolution bien que  des lacunes subsistent encore.

c - L’aire avait alors été répartie par la société anonyme des villas d’Uccle Stalle ; on y trouvait notamment :

- des habitations le long de la chaussée de Neerstalle,

- une salle de métiers,

- une teinturerie,

- la blanchisserie de A. Schultz dont il reste une grande cheminée.

Etablissons quelques repères dans l’évolution de cet espace au travers de quelques éléments d’archives.

Le 10 septembre 1910.

«  … nous venons par la présente, vous demander l’autorisation d’établir notre fabrication de passementerie «  tresses et lacets « dans l’immeuble n° 278 Chaussée de Neerstalle appartenant à Monsieur Jean-Baptiste Michiels .

Notre fabrication comporte en outre de nos métiers une petite teinturerie à notre usage. Nous faisons usage d’une chaudière de 50 mètres carrés de surface de chauffe, d’un moteur à gaz  de 16 chevaux et d’un moteur à vapeur de même force. »

            NB – C’est une évolution capitale que cette machine à vapeur utilisée par ailleurs            depuis longtemps. Pour la première fois, l’homme parvenait à se libérer des forces            naturelles que sont l’eau et le vent.

Le 20 septembre 1912.

Mr Elbers et Wenseleers obtiennent l’autorisation communale d 'établir une pompe à vapeur… remplacée le 6 février 1922 par une « machine de 92chevaux à vapeur »…C’est aussi à la même époque que les patrons, à l’instar de bien d’autres de leurs collègues, construisent des maisons sur le pourtour de l’usine afin d’y loger ouvriers et contremaîtres : une manière somme toute très pratique de les contrôler plus facilement.

C’est le 27 mars 1998 que fut inauguré le «  Clos des Fuchsias «   . Une époque nouvelle commence, le quartier devient de plus en plus résidentiel, ce qui amène le Plan Régional d’Affectation des Sols de le classer en zone de forte mixité. Pour la petite histoire, signalons que les fuchsias étaient réellement les fleurs préférées de la dernière propriétaire des lieux.Avant de quitter cet endroit, précisons que la  chélidoine y fleurit en abondance, à côté des gratterons, de 3 espèces « d’orties », 2 espèces de liserons, des cerses plus communément appelés des chardons, de nombreuses graminées. Un petit inventaire à ne pas oublier en 2006. Pour combien de temps encore ?


3 – Vers le Parc Jacques Brel.


L’Avenue Kersbeek.  Deux origines de ce nom ont été avancées. D’abord« le ruisseau des Cerisiers », traduction littérale du mot flamand. Il prenait sa source vers le haut de notre actuelle Avenue Dumonceau avant d’être détourné vers les égouts. Ensuite le nom d’un noble, grand propriétaire des lieux. Les seigneurs de Kersbeek étaient originaires de Glabbeek, dans l’arrondissement de Louvain. Ils partageaient avec les seigneurs de Stalle et de Carloo les vastes terres allant de Forest à Saint-Job à Uccle. C’est cette deuxième interprétation que nous retiendrons. Cette avenue, très riche pour notre histoire et pour notre patrimoine forestois, s’est développée d’une manière biscornue.

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 Nous abordons la troisième partie , K3,  par un café historique de chez nous, « Au repos de la Montagne ». Arrêtons-nous quelques instants devant ce n°196.  Il y a peu de temps encore, cet établissement gardait dans ses briques les traces d’ancrage où l’on attachait les chevaux. Le temps de permettre aux attelages et aux conducteurs de se reposer avant d’aborder la montée « de la rue de la Montagne » devenue plus tard la Rue Gatti de Gamond.

L’art Nouveau. Particulièrement présent dans le haut de Parc de Forest, ce sera le but de la promenade n° 3, l’Art Nouveau a influencé l’architecture un peu partout dans notre Commune, marquant de son empreinte les immeubles construits entre 1890 et 1914. Nous le retrouvons ici, au n°209, la villa des Roses et au n° 211, à la villa Jeanne, où les s’graphites ornant les   façades retiendront notre attention. C’est l’époque où cet Art Nouveau, avec ses couleurs et ses lignes courbes, évoque les formes tantôt végétales, tantôt féminines. Les balcons et les grilles en fer forgé constituent un attrait plus remarquable encore de cette époque.

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Nous arrivons maintenant au carrefour des avenues Kersbeek et Stuart Merrill. C’est ici que le Zandbeek 2 et le Vossegatbeek se rejoignaient avant de se jeter à notre droite dans le Dweershaege Vijver. Cet étang s’étendait jusqu’à la Chaussée de Neerstalle. C’est d’ici qu’on peut mesurer à quel point il était le plus vaste de Forest. La Villa des Sorbiers se mirait dans ses eaux calmes. Les libellules et autres insectes se multipliaient à l’envi pour le plus grand bonheur des oiseaux…. Le martin-pêcheur ne manquait pas de poissons.Les petites manufactures et les terres agricoles ont été remplacées par des maisons résidentielles.  Quant à l’arbre planté dans l’avenue, signalonsqu’il s’agit du noisetier de Byzance.


4 – Connaissons notre Commune.


            Le Kersbeekbosch ou le début de la fin des sites semi-naturels à Forest.

Scan_Jacqueq_Brel_006Dans un livre consacré à l’étude  du bois de Kersbeek, Léon Meganck écrivait..

«  Il est parfois difficile de définir un site semi-naturel  rapport à un milieu naturel , tant il est vrai , qu’arrivé à un stade de renouvellement complet, le terrain abandonné peut offrir des aspects identiques à ceux au moins d’une portion de nature vierge…Des sites naturels n’existent plus en Belgique… Il faut désormais se contenter de modestes réserves où l’on a préservé des faciès floristiques. En additionnant les valeurs respectives de chacun d’entre eux, on obtient un récapitulatif acceptable. Les zones où l’évolution des processus biologiques a repris son cours grâce à l’abandon des activités humaines sont qualifiées d’espaces semi-naturels.      Le bois de Kersbeek correspond exactement aux critères accordés au statut d’un  site semi-naturel. »

Avec en supplément ici que le dernier exploitant du site était horticulteur ce qui rendait le terrain particulièrement propre à la production  d’une végétation abondante et diversifiée.

            Lors de la dernière réunion de concertation consacrée au Kersbeekbosch, une vingtaine de responsables de la protection de la nature étaient présents ; en vain. « Vous arrivez trop tard nous précise l’Echevin. L’accord a été entériné la dernière fois sans beaucoup d’oppositions d’ailleurs. Aujourd’hui, la concertation avait pour seul objectif de décider du nombre d’habitations à  construire sur la partie forestoise . »

            C’est à ce moment que notre épervier d’Europe qui y nichait depuis de nombreuses années s’est réfugié au Vogelzang à Anderlecht . C’est aussi à ce moment que notre orchidée, l’épipactis à larges feuilles,  a décidé de retrouver ses origines souterraines en attendant des jours meilleurs.

Depuis lors,

            « Bruxelles-propreté »a bétonné un des derniers sites à la Chaussée de Ruysbroek.  La fauvette grisette  y nichait. Elle a quitté Forest sans espoir de retour.

            « Volkswagen » a asphalté le plus beau site qui nous restait au Boulevard de la Deuxième Armée Britannique. Outre la végétation abondante – plus de 130 espèces de fleurs s’y épanouissaient – on pouvait  y deviner le cours du Zandbeek1. Ce ruisseau est à l’égout depuis une centaine d’années,  mais son lit se devinait encore aisément par la présence de nombreux saules, par des endroits marécageux, par des surfaces d’eau libre normalement protégées par le Plan Régional d’Affectation des Sols. Nous regrettons particulièrement le bassin de retenue des eaux de surface du parking VW .

5 – Le Vossegat.

Cette appellation provient des mots   Scan_Jacqueq_Brel_007

            Voos =  passage, et

            Gat = trou, lieu désert, terrain vague.

Un vossegat est donc un passage dans un lieu désert, dans un terrain vague.

Notre Vossegat d’aujourd’hui peut être limité par la rue Gatti de Gamond, l’avenue du Jonc, l’avenue de Haveskercke et le parc Jacques Brel.

Le cercle d’histoire d’Uccle, au cours d’une étude approfondie des sentiers du début du 20éme  siècle, écrit…( Ucclensia 166 page 13 ). 

            Ce sentier était parallèle et fort voisin du chemin 23 ( Avenue du Jonc).Il aboutissait en fait au cabaret du Vossegat. Il a été supprimé par arrêté  du Ministre des Travaux publics du 4 juillet 1955.

            A l’atlas, il conduisait de la limite de Forest au chemin 22. Il était dénommé Boschweg. (il conduisait effectivement vers le bois de   Kersbeek.) Il avait une largeur de 1,65m , une longueur de 263m et son entretien incombait aux riverains.

NB- Nous évoquons l’histoire de ce cabaret du Vossegat dans notre promenade n° 7 basée sur la Cité Messidor. Nous émettons aussi l’hypothèse que la photographie suivante représente effectivement ce sentier.


6 – Le  parc.SDC10518

 Historique.Début du 19ème siècle : l’abbaye n’existe plus… La Société Générale liquide le patrimoine. C’est un ancien bourgmestre de Forest, M Smits, qui acquiert ce grand espace et commence à y construire une campagne.

Mais c’est François Adrien Tayart de Borms qui va lui imprimer son empreinte. Né le 28 novembre 1855 à Peteghem-lez-Deinze, il va donner l’impulsion paysagère à ce val, en profitant  du débit assuré par les sources du Vossegatbeek. Il avait fait sienne la devise « virtus sibi calcar », le « courage est pour soi un éperon ». Cette devise était inscrite au-dessus de la cheminée dans le salon principal du château. Elle fût aussi à l’origine du premier nom du parc : Les Eperons d’or.


SDC10343Tayart de Borms, écuyer de son état, dirigea ses activités dans l’industrie des huiles minérales à graisser. Il obtint à l’Exposition Universelle de Liège, en 1905, la médaille d’or en question et la médaille d’argent pour les appareils servant à l’essai des huiles à cylindre.

Le 5 août 1879, il épouse Joséphine Bailly, un nom qui fait encore l’actualité de notre parc puisqu’au 21ème siècle , nous parlons toujours du pavillon Joséphine et du chêne Joséphine, baptisés de ce nom en  1967 par Léon lui-même et authentifié quelques mois plus tard par le journaliste Walter FOSTIER à la radio belge.  Heureux parrain !

Nous espérons qu’on en parlera encore longtemps.

Parmi  les propriétaires successifs, nous retiendrons tout particulièrement Jean Berben, dont le neveu , Jean-Jules Pasteels peut être considéré comme celui qui a façonné le parc en lui apportant toute sa passion de poète et tout son savoir-faire de jardinier. Les Eperons d’Or deviennent la Coudraie en y gagnant  tout l’apport des nouveaux propriétaires.

                Pour mémoire , signalons encore le nom des propriétaire successifs, Fensie, Wellens,Vloerbergh, Namèche et Albertijn ( en 1962)

C’est en 1982 que, sous l’impulsion de l’Echevin Lismonde, la Commune de Forest acquiert le parc pour la somme de 18 000 000 FB. Après s’être appelé les Eperons d’Or, la Coudraie ou les Coudriers, la Commune le dédie à notre chanteur « Jacques Brel ». Signalons au passage que le « Grand Jacques » , décédé en 1978 n’y a jamais mis les pieds.


Plan sommaire du parc. Il est néanmoins suffisant pour nous repérer au cours de la promenade. A SDC10075commencer par l’allée des châtaigniers que nous allons parcourir partiellement. L’entrée est riche en plantes : des renouées, l’épilobe hirsute, la circée de Paris, la berce, la prêle des champs, la véronique à feuilles de lierre, la consoude officinale, la chélidoine, la jacinthe des bois, la vergerette, la benoîte, le gaillet gratteron, la mercuriale, l’herbe aux goutteux… Lors de notre dernière visite il ne restait plus que le « squelette » de deux consoudes. C’est le seul parc de Forest où la nature garde encore des traces de son passé. Enfin, parfois !! ... quand tout n'est pas rasé!

 

 

7.Plan du parc.  Scan_Jacqueq_Brel_010


8– L’entrée.

            La grille d’entrée a été conçue par Armand LUND. A l’origine elle était surmontée d’une voûte portant les armoiries des Tayart de Borms et gardée par deux énormes lions enchaînés. L’allée des châtaigniers  a inspiré notamment l’aquarelliste Ecrevisse.Scan Jacqueq Brel 012

Quant à l’arbre lui-même il peut constituer une réserve importante de nourriture  Les châtaignes se conservent tout l’hiver et on peut les consommer…

 en purée, comme légumes,

 en confiserie sous forme de marrons glacés,

  et en pain dès que les fruits sont transformés en farine.


9 -  L’archange, poème de Marc Simon.

L’archange était l’œuvre du Fondeur Blaton Aubert.

Il a été démoli par des vandales en juin 1999.

Au Parc Jacques Brel.

 

Qui l’a brisé, qui l’a tombé                                     Sous le grand frêne, dessus les lierres,

L’ange du Parc, ce prince ailé ?                              Il exhalait de ses vieilles pierres

Des trublions, quelques vauriens                           Des augures bleus emblématiques

Qui croient hélas qu’il n’était rien.                          D’un monde futur plus poétique.

 

Moi qui allais comme un galant,                            Au pied du socle, feuilles en rosette,

Tout près de lui, sur le vieux banc,                        Les fleurs fanées  des violettes,

Je m’y sentais mieux protégé                                 Semblent pleurer dans les gravas

Que dans les mailles d’un chevalier.                      L’ombre sacrée qui n’est plus là.

 

Nous devisions de tu à moi,                                     Dans leur pays où rien ne luit,

D’un chant d’oiseau, d’une fleur des bois.            Vivent les vandales, pauvres proscrits.

Il se riait  de mes tourments,                                  Un ange déchu sur son gisant,

En m’inspirant des vers troublants.                       Parle aux corneilles qui vont braillant.

                             

                                   Mon témoignage au sujet des récentes

                                   déprédations  au Parc Jacques Brel.

                                   Bien cordialement,                                                                                                                   

                                                                  Marc Simon.

 

10 -  Nous approchons de la statue de Jacques Brel.


SDC10065Avec en point de mire le cyprès chauve relativement discret parmi les érables sycomores et les nombreux noisetiers – n’oublions pas que le parc s’est appelé la Coudraie durant de nombreuses années . Nous avançons vers cette vaste surface verte qu’on appelle encore l’étang supérieur. Les lentilles d’eau beaucoup trop nombreuses empêchent la lumière d’apporter aux êtres vivant à l’intérieur ce dont ils ont besoin pour effectuer la photosynthèse. Un plan de rénovation  très important est en cours paraît-il qui a pour objectif principal de rendre vie aux derniers survivants des étangs du Vossegat.

Quelques canards colverts viennent encore y patauger, une poule d’eau se glisse parfois le long des berges. Le héron n’y pose plus les pattes : il n’a probablement plus grand-chose à se mettre sous le bec, malgré son légendaire grand cou. En 1970, Léon écrivait : « Quand on fait face au remblai de chemin de fer, l’angle à gauche de l’étang constitue un des seuls lieux de reproduction de la grenouille rousse. Il faut venir ici au mois de mars, tandis que s’entremêlent les coassements, à l’accouplement de dizaines de couples de grenouilles et se faire une idée des noces spectaculaires de ces animaux indispensables à un milieu qui se veut stable. ».C’est en 2000 ou en 2001 qu’on a vu la dernière ponte flottant à la surface de l’étang.SDC10346

Quant au cyprès chauve, à l’instar de notre mélèze il perd ses feuilles en hiver… d’où son nom. Il est originaire du Sud-Est des Etats-Unis. Les fleurs minuscules , en bout de rameau, peuvent produire un fruit au printemps suivant. Mais c’est surtout par les racines qu’il se reproduit. Il peut vivre 600 ans dans un sol tourbeux. Un érable fort courageux est allé à l’assaut d’un mur épais et, muni de deux racines particulièrement puissantes, il l’a entamé très sérieusement.

Jacques Brel nous apporte heureusement beaucoup de poésie dans cet univers en perdition…

Sur le socle, on a gravé ce texte                  Nous, nous retenons ce quatrain

Fils de bourgeois                                                  Il nous faut écouter

Ou fils d’apôtre                                                    L’oiseau au fond des bois

Tous les enfants                                                   Le murmure de l’été

Sont comme le vôtre                                          Le sang qui monte en soi.         

Fils de César                                                                                  Jacques Brel.

Ou fils de rien

Tous les enfants

Sont comme le tien.

 

11 – Le pavillon Joséphine, le chêne double.

Scan Jacqueq Brel 017          SDC10350  Nous voici au pied du chêne double ou chêne besson du fait de la fusion de deux sujets au départ ou d’une bifurcation due au bris du bourgeon central, ce qui semble être le cas ici. Quoiqu’il en soit, c’est un arbre prodigieux qui trouve à quarante-deux mètres d’altitude des conditions idéales pour étendre ses membres énergiques.

Le pavillon Joséphine fait partie de l’histoire du parc. Il y a quelques dizaines d’années, la lumière entrant par les fenêtres de l’étage était savamment décomposée par les vitraux d’art. C’est Blaton Aubert qui l’avait conçu. Vu l’état dans lequel il se trouve aujourd’hui, il devient un danger pour ceux qui s’y attardent encore.

 

12- Le chêne Joséphine.  SDC10032

            « …Ce monument végétal est âgé de 38O ans environ. Sa circonférence à 1,50 m du sol est de 5 m. Celle de sa couronne, de 95 m. Quant à sa hauteur elle dépasse les 22 m…. Sa naissance se situe aux environs de 1590 et eut lieu très secrètement dans une des dépendances de la Forêt de Soignes : le bois de Kersbeek….Ce vieux chêne pédonculé est donc un petit-fils ou un arrière petit-fils de l’antique forêt gauloise, de la forêt vénérée des druides, de l’hercyna silva de Jules César. »

            Extraits du livre de Léon Meganck « histoire naturelle de Forest »  écrit          en août 1965.  C’est assurément le plus gros chêne de la Région Bruxelloise et il figure dans le récent « Atlas des arbres remarquables de Belgique. ». Il est le rendez-vous de nombreux oiseaux qui trouvent dans sa ramure une abondante nourriture : ramiers, geais, pics épeiches, grimpereaux et autres insectivores parmi lesquels les mésanges, les fauvettes et les pouillots font bonne figure. 

En 1970, il ajoutait… « Quand je tâte, plein d’admiration, les rides profondes de son tronc, je devine les souffrances endurées au cours de sa longue existence. Puis, quand je scrute sa ramure imposante qui avoisine le ciel, j’aime me figurer la nombreuse clientèle défilant au long des siècles pour la glandée généreusement distribuée à chaque automne : écureuils follets mais prévoyants, muscardins et lérots, affairés mais précis… »                                            

Scan Jacqueq Brel 01913 -  Le château.

            Il s’étendait à la place  de l’actuelle pelouse. Le perron , dont il subsiste quelques traces, nous permet d’en préciser l’emplacement . C’est aussi le moment de situer…

            La serre adossée, particulièrement destinée à la culture de la vigne.

            Les dépendances.  Les écuries, où logeaient également les palefreniers, ont été remplacées par la chocolaterie « Albert 1er ». L’actuel propriétaire en a fait le siège de plusieurs entreprises autonomes mais qui travaillent souvent en étroite collaboration.

            La roseraie. Elle est actuellement occupée par les immeubles récents de l’Avenue Kersbeek.

Une statue dédiée à «  la Dame à la Rose » agrémentait ce coin du parc. Elle gît depuis longtemps à même le sol entre les deux chênes : le vandalisme ne date pas d’aujourd’hui.

 

14 – Vers la sortie.

            Admirons Olga, une superbe lionne, œuvre de Blaton-Aubert. Un des lionceaux   a été arraché à la mère et Dieu sait où il geint actuellement, loin des mamelles nourricières.

SDC10359  Une rosace en piteux état clôture la suite des étangs. Elle nous a réservé une surprise en cette année 2006 : l’épipactis à larges feuilles,  Epipactis helleborine,est à nouveau des nôtres. Elle nous était apparue

-         à la lisière du Kersbeekbosch et a disparu lorsque ce site a été loti.

-         près de la Chaussée de Ruysbroeck, là où se situe la firme Daldécor.

-         et surtout , depuis plus de trente ans à l’endroit asphalté récemment par VW. Espérons que son apparition n’est pas éphémère.

C’est là aussi que s’élevait la statue de Diane, démolie le 10 juin 1999 en même temps que l’archange.

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15 – La Rue Jean-Baptiste Baeck .

   SDC10364         Jean-Baptiste Baeck a bien mérité la reconnaissance des Forestois qui lui ont dédié cette rue, anciennement « petite avenue Kersbeek. » Né à Saint-Gilles le 26 novembre 1892, il fait ses études chez les Frères Maristes. A 11 ans et demi, il démarre une carrière de 48 années au service des PTT (Poste, Télégraphe, Téléphone.).  A 22 ans il participe à la guerre 1914-1918. Blessé à plusieurs reprises, il rejoint ses foyers avec le grade de sergent-major.

            C’est alors que son action sociale remarquable va commencer au sein de la Fédération Nationale des Combattants. Il parvient notamment  à grouper, avec leur accord, toutes les sections patriotiques pour des actions concertées et plus efficaces au cours de la Seconde Guerre Mondiale où il met son dévouement au service des « Secours d’Hiver ».

            Il est décédé le 31 janvier 1965 et est inhumé à la pelouse d’honneur du cimetière de Forest. Le Cercle d’Histoire et du Patrimoine de Forest lui a consacré une étude plus approfondie  dans son Forestum n° 8 , en mai 2002.SDC10337

Au carrefour avec l’Avenue Kersbeek, la villa Charpentier rappelle aux promeneurs  qu’en 1898 existait ici et jusqu’au n° 34 une grande fabrique de lames métalliques pour métiers à tisser. Un grand chêne et un tilleul encadrent l’entrée de la villa.

En face se trouvait la deuxième entrée du parc des Eperons d’Or. La charmante dame ne pose plus et la grille elle-même a disparu. C’est là que se trouvait la superbe roseraie, témoignage supplémentaire des talents de M  Pasteels.

 

Scan Jacqueq Brel 022La chocolaterie Albert 1er  a parfumé notre parc durant de nombreuses années. Elle avait notamment le monopole des fausses pièces de monnaie dorées que nous avons tous savourées un jour ou l’autre de bonheur. Elle s’était installée en lieu et place d’une entreprise de parfumerie. C’est en 1978 qu’un hangar moderne s’érige à l’emplacement des anciennes écuries en ruine. En 2002, un nouveau propriétaire rachète les bâtiments et en fait un pôle de communication  où s’activent une agence de publicité, une agence de relations publiques, un studio pré-presse et une société de création d’événements.

C’est en face du n° 38 d’aujourd’hui qu’une barrière limitait le sentier, bien avant qu’il ne devienne une rue. C’est là que commençait la propriété Michiels et c’est au n° 43 actuel que logeait Edouard Devos, concierge-jardinier chargé de surveiller les lieux.

 

16–L’Avenue et le Square Stuart  Merrill.

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Asseyons-nous un moment en songeant aux splendeurs passées du site. C’est ici que  Michiels et Mussche conçurent le « jardin de leurs rêves ».
Jadis une série d’étangs harmonisait le milieu jusqu’à la chaussée de Neerstalle. C’était le plus riche en batraciens et le martin-pêcheur y séjournait couramment. Le Zandbeek 2 coulait ici, il y a cent ans et un peu plus.
Prenons à droite et longeons le jardin de l’école maternelle catholique afin de rejoindre l’avenue Kersbeek. Il reste deux arbres rappelant l’habillement végétal de la propriété de monsieur BONA. Il s’agit d’un beau pin noir d’Autriche et d’un if remarquable.


Quant à Stuart Merrill…

 

                                   ATTENTE.

Si c’est pour me faire croire à la vie

Que tu viens à ce triste séjour,

Prends la clef d’or, et, les marches gravies,

Ouvre la porte aux pas de ton amour.

 

Si c’est pour me faire croire à la mort,

Prends parmi tes clefs celle de fer,

Et ferme les fenêtres à l’aurore

Dans la chambre pleine des ténèbres d’hier.

 

Qu’importe la vie à mon âme ou la mort,                                                                  

Pourvu que ce soit toi que j’accueille,

Geôlière dont la clef de fer ou d’or

Violera le secret silencieux de mon seuil ?

 

Mais pourquoi ces paroles dans la solitude,

O toi qui ne viendras peut-être jamais

M’éveiller de la voix douce ou rude

Selon que sonnera la cloche des destinées ?

 

La neige a suivi les oiseaux sur le toit,

Et seul habitant de la triste masure,

J’attends toujours la détresse ou la joie

De tes clefs inconnues dans la serrure.

 

Stuart Merrill est né le 1er janvier 1863 à Hampstead, près de New-York, auxUSA. Il est décédé le 1er décembre 1915 en France, à Versailles. Il a habité durant quelques années au 131, Avenue Kersbeek. Parmi ses œuvres, « Les quatre Saisons », les Gammes, La Wallonie, …. Il est l’un des poètes les plus intéressés par le caractère musical de la poésie.….

 

17 – Avenue Kersbeek (K2).

Elle est particulièrement longue et tourmentée, cette Avenue Kersbeek. Nous avons appelé K2 le tronçon que va de l’Avenue Dumonceau à l’Avenue du Bempt. K3 a été parcouru dans la rubrique « vers le Parc Jacques Brel ». Quant à K1, de la rue Vanpé à l’Avenue Dumonceau, il fera l’objet de notre promenade n°7 consacrée à la Cité Messidor, sous la rubrique « Via Romantica ».

Venant de l’Avenue Stuart Merrill, nous débouchons sur l’Avenue Kersbeek, juste en face du n° 131. Sur sa façade, nous lisons…

Stuart MERRILL

En cette maison séjourna

Dès 1908

Poète français d’origine américaine

1863 – 1915

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Toujours du côté impair, nous nous trouvons devant deux très belles demeures aux numéros 139 et 141. Les façades sont un exemple architectural qui magnifia l’usage de la pierre, de l’ardoise et de la ferronnerie d’art. La tourelle et le pignon  sont de beaux sujets de recherche. Un peu plus loin, toujours du même côté, enclavée entre deux immeubles du Foyer Forestois, repérons la « Villa Germaine », bien entendu antérieure à 1910.

Du côté pair, cette fois, au n°150, est sise la demeure Mussche , l’un des grands propriétaires des lieux. Ses jardins s’étendaient jusqu’à la  rue JB Baeck. La villa a été intelligemment restaurée et dans le respect de la conceptionprimitive.
Les villas et les « campagnes » se suivent alors, aussi évocatrices les unes que les autres…le Colombage au n° 156, la villa Dewelde ai n° 162, les Tournesols au n° 184, la Villa des Oiseaux au n° 188 et le Chalet des Primevères au n° 186.Toutes ont conservé les grilles qui protègent leur zone de recul.          Hubert Dewelde, né le 7 mars 1890, fit partie des troupes du génie du Congo belge. Il fut aussi Président de la Fédération Colombophile Belge, Président de l’Harmonie Royale Saint-Denis et Président de l’Hirondelle Forestoise dont le local de réunion se situait Chaussée de Bruxelles, face à l’Eglise Saint-Denis.

 

18 -  Le Foyer Forestois.

            Administration : 1, Square Toinon, 1190 Forest. Tél. : 02 332 04 32.

            C’est en 1922 que le F.F. ouvre un concours pour la construction d’un  quartier d’habitations à bon marché à édifier sur un terrain de 6 hectares, situé dans le quartier Kersbeek . Quelques impératifs sont à respecter, e.a.

-         des maisons par groupes, avec des espaces libres,

-         certains de ces espaces à l’écart de la circulation, pour les petits enfants,

-         bains, douches et buanderies communs, à proximité d’une conciergerie,

-         concilier les moyens financiers et les besoins d’hygiène et d’esthétique,

-         2/3 des logements pour la classe ouvrière,

-         1/3 pour les bourgeois et les employés,

-         Et quelques maisons de commerce.

 

C’est Henri Van Monfort, architecte, représentant « Forest-Vert » qui est désigné pour exécuter  ce travail. Tenant compte de la pente du terrain et des exigences sociales imposées, il aménage 504 logements, plusieurs magasins et des grands squares  qui aèrent harmonieusement l’ensemble. Le prix du terrain était très élevé ; il va falloir prévoir des immeubles à plusieurs étages.

 NB :  «  le long de l’Avenue Kersbeek , un groupe de 14 maisons individuelles, à  l’usage de la classe bourgeoise, forme une suite de liaisons entre les maisons déjà construites…Les angles des Avenues Bempt, Verrerie et Kersbeek  recevraient l’édification de bâtiments à étages, logements multiples ayant  une bonne orientation et suffisamment d’espace suivant les besoins de      l’hygiène . »


Annexe  - Rénovation du Parc Jacques Brel.

                                      Marc Dellisse – Le 7 avril 2011.


Cela s’appelle « Accord de coordination entre l’état fédéral et la Région de Bruxelles-Capitale. Projet pour la restauration et l’aménagement du Parc Jacques Brel à Forest. »

Avec des équipes pluridisciplinaires. Citons Beliris, les Communes d’Uccle et de Forest, le Cabinet Kir, Vivaqua, des services de l’Urbanisme,….

Scan Jacqueq Brel 020Quelles approches ?

Une étude historique du parc et des différents paysages qui s’y sont      succédé.  C’est  celui de Mr Berben, en 1928, qui a été retenu avec notamment ce qui reste des fondations du château.

Une étude du réseau hydraulique. Un traçage a été réalisé et a permis de clarifier l’écoulement des eaux, d’établir les niveaux des bassins, de situer les moines et d’évaluer le niveau des sédiments.

Une évaluation de la faune. Certaines espèces ont disparu depuis une dizaine d’années. En causes principales : la fin des clairières et l’eutrophisation des étangs, raison essentielle de la disparition des poissons et des grenouilles.

Une étude dendrologique des plantations et un relevé phytosociologique destiné à établir les meilleures associations végétales.

Une étude des réseaux d’égouttage qui traversent le parc sous forme de servitude.

 

Pour les riverains et les promeneurs ajoutons quelques points concrets.

-          remédier aux inondations ponctuelles, surtout celles de l’étang des carpes que nous appelons « la rosace ».

-         un accès plus facile aux quais de la gare d’Uccle-Stalle. Pas d’accord qu’il se fasse au travers du parc.

-         une réglementation plus sévère à l’égard des chiens, particulièrement dans les zones de protection prévues.

-         une rénovation ‘brute’ du Pavillon Joséphine et abandon de l’idée de remplacer les statues vandalisées il y a une dizaine d’années.

-         étude phytosanitaire du chêne Joséphine et soins si nécessaire.

-         réinjecter de l’eau fraîche dans l’étang supérieur. Pourquoi pas les eaux de pluie d’aquamass ?

-         revoir l’état de la drève d’entrée. Faut-il remplacer tous les arbres ou seulement ceux qui sont en perdition ?

-         reprofiler les berges des étangs afin que la pente soit plus douce.

-         abattage de quelques arbres répertoriés et pour lequel la Commission des Monuments et Sites a déjà donné son accord.

Rappelons que le propriétaire et le gestionnaire du parc est la Commune de Forest. Quant à la Commission des Monuments et Sites,  elle exerce le travail pour lequel elle a été créée : elle protège le site.

Pour la suite, je vous signale que les projets n’attendent plus que l’automne pour être réalisés. Il n’est pas question de commencer de tels travaux sans respecter la nature et tout particulièrement la période de nidification des oiseaux.

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