Léon Meganck.                  René Rochette.

  

        Licencié en sciences botaniques.                                   Enseignant retraité.

     Ancien collaborateur du Professeur                                      Guide nature

                  Paul Duvigneaud.

 

 Sous le patronage de Marc-Jean Ghyssels

Premier Echevin de la Commune de Forest.

 

En collaboration avec Christian, Gilbert, Jean-Louis, Raymond, Marc, Annie, Sylvie, Marie-France, Evelyne, Willy, Bernard, Magali, Paul, François et Jean, Président de 

Présence et Action Culturelles - section de Forest.

 

 

Vous présentent …

dans le cadre des promenades forestoises,

 

 La cité-jardin Messidor.

Scan_N_7_015







SDC11083




Nos promenades sont présentes sur notre site : http://forest12.canalblog.com

.

Editeur responsable : renerochette@yahoo.fr                                                  15 avril 2012

 

 

Promenade n° 7 – La Cité-jardin Messidor.


                            Table de matières.

PP 1 et 2 – Présentation.                                  

P 3           -  Table de matières.

P 4           -  Itinéraire.

Scan_N_7_007 

1       - Petit palais des sports et environs.

2       – Carte de 1928.

3       – Avenue Fontaine Vanderstraeten.SDC11000

4       – Le rêve brisé de Léopold II.

5       -  La nature.

6       -  La cité-jardin.

7       -  Histoire jusqu’en 1950. Le château.

8       -  Histoire récente.

9       -  Les vignobles à Forest.

10  -  Avenue du Jonc et ses environs.

11  -  Saint-Curé d’Ars.

12  -  La Via Romantica.

13  -  La Rue André Baillon, par Christian Swartwaeger.

14  -  La Rue Pieter, la page de MAX.

15  -  La Rue Jean-Baptiste Vanpé et ses environs.

16  -  L’Avenue Victor Rousseau. Biographie.

17  -  Le deuxième cimetière de Forest.

18  -  André Baillon à la Barrique, chez Juliette.

19  ENIGME.  A la recherche d’un « temple grec ».

 

 

Forestum, revue du Cercle d’Histoire et du Patrimoine de Forest.

        176/4, Avenue Van Volxem- 1190 Forest Bruxelles

        Présidente :Nelly De Roover-Dryon, tél. : 02 376 55 09

 

Pacotille, revue de Présence et Actions culturelles, section de Forest.

        Maison de la Solidarité « Les Eglantines »

        Rue des Glands 31, 1190 Forest .

        jseghers2003@hotmail.com

Les photographies proviennent presque toutes des collections de Charles POOT, de Gilbert, de Léon et de Willy.

 

Départ :  Petit Palais des Sports.

         Carrefour des rues Roosendael, Fontaine Vanderstraeten

         et  de l’Avenue du Globe.

 

1– Le Petit Palais des Sports. SDC10982

 

            Erigé en 1970, il complète  les installations  de La Forestoise destinées au football et à l’athlétisme. Ici, par contre, il permet aux sportifs de pratiquer le basket-ball, le tennis et la gymnastique.

 

L’avenue du Globe.

 

  La volonté de joindre Forest à Uccle par une voie rapide s’est manifestée à plusieurs reprises. La Rue d’Huart –cf carte suivante de 1928 – et l’Avenue d’Uccle élargie devaient répondre à cet objectif. Léon Wielemans , alors Echevin des Travaux Publics avant de devenir Bourgmestre, prend l’initiative de créer cette Avenue, baptisée « du Globe », car elle devait aboutir au café du Globe, à Uccle, au carrefour de l’Avenue Brugmann et de la Chaussée d’Alsemberg. L’administration communale d’Uccle n’adhère pas à ce projet. Léon Wielemans persiste et inaugure le tracé forestois. Il faudra  attendre quelques années de plus pour  que le tracé ucclois soit achevé.

 

La Rue Roosendael.

 

Elle traverse le site de l’ancien Roosendaelbosch ou Bois du Val des Roses. Profitons de notre situation actuelle pour jeter un rapide  coup d’œil sur les terrains de sports que nous dominons. A l’angle de l’avenue du Domaine et de la rue Roosendael, là où est érigé le grand immeuble qui porte les numéros 1,3,5 s’est dressé durant de nombreuses années une fermette qui sera évoquée dans le paragraphe suivant.

 

La station de compostage de Messidor  …

 

…nous permet de réactualiser ce coin de la cité.
Rappelons que les maîtres composteurs  formés par l’IBGE sont à votre disposition pour vous  aider à pratiquer cette technique de récupération des déchets végétaux en terreau très utile pour votre environnement et votre budget.

 

 

2 – Carte de 1928.  Scan_N_7_008

 

 

Quelques commentaires.

 

 




Scan_N_7_009La fermette. Nous venons de l’évoquer au paragraphe précédent. Elle était située à l’emplacement des immeubles numérotés 1, 3, 5 de la Rue Roosendael..

 

L’Avenue du Domaine  était à l’origine la Rue du Domaine . Son tracé a été modifié.

 

La Rue d’Huart. Elle devait réunir notre Commune au centre d’Uccle , un projet parmi d’autres comme nous l’avions signalé précédemment. « Un krach financier ruina les Zaman et ruina aussi leur gendre, le baron  d’Huart qui entretenait de si beaux chevaux dans les écuries du château Il mérita pour cela une rue à Forest. C’est la désolation chez les malheureux châtelains, » selon Verniers.

 

Le deuxième cimetière de Forest.  Son histoire  est racontée  au paragraphe 17. Mais nous pouvons le situer dès maintenant, de part et d’autre de notre actuelle Avenue du Globe.


3 -Avenue Fontaine Vanderstraeten.

Elle s’est appelée successivement

            Rue du Cimetière

            Rue Fontaine puis Fontaine Vanderstraeten pour éviter la confusion avec d’autres rues Fontaine.

En la parcourant, c’est le mur noir qui retient d’abord notre attention. D’une longueur de 3000 m, c’est-à-dire le périmètre de la propriété, et d’une hauteur de 3 m,  ce qu’il en reste fait le bonheur des lierres qui s’y accrochent et s’y développent.

 

Deux pilastres marquent encore aujourd’hui  l’entrée de la drève qui menait au château. Une superbe photo nous situe les communs de cette respectable propriété. Cachée par des amas de branches, la glacière a rempli son rôle durant de nombreuses années.Scan_N_7_011

Scan_N_7_010 SDC10992

Signalons avant de quitter cet endroit particulièrement apprécié par les oiseaux, qu’un emplacement pour une école avait été prévu : l’école des Sept Bonniers et celle de la paroisse du Saint-Curé d’Ars à Forest et celle du Val Fleuri à Uccle ont rendu ce projet inutile.

 

4 - Connaissons notre Commune.

 

            En 1797, l’abbaye est dissoute et ses biens sont vendus. Les grandes propriétés voient le jour.

 

La campagne Mosselman et son parc deviendront bientôt le parc Duden.

Lejeune puis Wijns de Raucour et enfin Zaman vont acquérir la colline suivante, celle des vignobles, celle sur laquelle se trouvent maintenant Forest Domaine, le stade de La Forestoise, Forest National el l’internat de la Communauté française.

Smits puis Tayaert de Borms, Michiels, Boma se partagent une grande partie du Kersbeekbosch.

Et ici, ce que nous appelons la Cité Messidor, et dont Rouppe fut le premier propriétaire

vont  provoquer…Scan_N_7_012

 

…le rêve brisé de Léopold II.

 

Il avait rêvé de collines verdoyantes s’étendant d’une manière continue de Opbrussel

( Saint-Gilles) jusqu’à Stalle, à Uccle. Il avait des raisons d’y croire, le Roi, car le terrain fort pentu qui sépare le plateau forestois de la plaine n’intéressait plus guère les agriculteurs.

 

Nous avons vu, au cours de la promenade n° 3, qu’il s’était personnellement engagé dans l’acquisition de ce qui est devenu le parc de Forest : achat du terrain, réalisation du parc et même l’entretien durant de nombreuses années.

C’est à lui que Duden a légué le parc qui porte son nom, avant que le roi ne le transmette à la Donation Royale, ce que nous détaillons dans notre promenade n° 6.

 

SDC10975Même un grand roi a ses limites et les siennes se sont arrêtées à la rue du Mystère.

Restaient quelques grands domaines  où les châteaux alternaient avec les campagnes.

L’espace occupé anciennement par les vignobles fut acheté finalement par Zaman.

C’est Rouppe qui fit l’acquisition d’un grand terrain situé au Hondsberg et au Beukenberg. Ce fut le début de l’actuelle propriété Messidor. Elle a gardé de ses origines un aspect fort accidenté obligeant les architectes à faire preuve de beaucoup d’imagination pour réaliser la cité-jardin que nous connaissons aujourd’hui. Le général comte Dumonceau avait pourtant déjà effectué une part du travail.

 

            « Le Conseil Communal en sa séance du 27 septembre 1820 autorise le Général

            Dumonceau d’enlever pendant les années 1821, 1822 et 1823 les monticules de

            terre existant dans les bois communaux et qu’il est d’intérêt communal de voir

            détruire afin de niveler autant que possible le terrain et rendre ainsi la

            culture plus facile. »

 

Nul doute que de nombreux vestiges archéologiques ont disparu par la même occasion.

 

5 - La nature.

 

            Succédant à la conception du parc largement ouvert et aux massifs arborés mixtes, la cité actuelle, hormis son rappel viticole, conserve des attaches vivantes avec son glorieux passé. Témoins sont ces arbres séculaires qui, bien que muets, contiennent dans leurs fibres bien plus de souvenirs que la mémoire de nos habitants les plus anciens. Pointons quelques arbres remarquables qui ont survécu  aux pillages de toutes sortes, y compris ceux opérés par les armées allemandes et alliées. Cf le plan.

            a – le chêne en contrebas de la drève de la Grappe et …du perron du château à                                                 l’époque de son existence.

            b -  le châtaignier de la Drève du Pressoir .

            c -  le marronnier de la  Drève de la Grappe. 

            d  - le hêtre pourpre en bordure de l’Avenue du Jonc.

            e  - le hêtre commun sur les pentes de l’Avenue du Globe. Le hêtre commun  est

                   surtout remarquable par son port altier  et sa couronne largement étalée. Sa

                   situation, parmi les érables et les robiniers, est idéale. C’est au pied de celui-

                   ci que les gosses du voisinage se donnaient rendez-vous, peu après la guerre,

                   en vue des jeux de piste dans le vaste domaine.

            f   - le châtaignier commun ( Castanea sativa) . cf M Geerinck

 

                        «  C’est à la drève des Vendanges, devant le n°27 que peut être admiré ce splendide arbre protégé sur une élévation de terrain, âgé de plus de 300 ans, au tronc de 4,85 m de circonférence. C’est un magnifique survivant de deux époques troublées. En effet, son bois est excellent pour la construction extérieure durable et durant la dernière guerre, ces arbres avaient été systématiquement abattus par les envahisseurs. Par la suite

entre 1950 et 1960, une épidémie a attaqué de nombreux survivants. En bonne santé, ils pourraient atteindre plus de 1000 ans. »

 

            « La chênaie se développe admirablement près des derniers vestiges du mur noir en haut de la Rue Fontaine Vanderstraeten. Le robinier, Robinia pseudo-acacia, l’érable sycomore, Acer pseudo-platanus, et l’orme champêtre, Ulmus campestris y prolifèrent. Le lieu est investi de lierres, de ficaires, de compagnons rouges et de graminées diverses. Le tout offre encore un biotope très favorable  à une vie  sauvage. Le pigeon ramier s’y plaît, le merle et la grive musicienne en font un de leurs séjours favoris.. Au printemps, le sous-bois résonne du chant cristallin des fauvettes : celles à la tête noire et la babillarde, des mésanges et des pics. .Parfois un mulot se laisse admirer au bord de son trou et le hérisson fouille encore la feuillée … de quoi consoler encore le naturaliste ou le simple amoureux de nos derniers lambeaux de bois. »L.M.

Scan_N_7_013 Scan_N_7_014

En 1970, nous écrivions  «  Une fleur inattendue y fait la Unedans les sous-bois, l’Helleborevert Helleborus viridis, dont il n’existe  que trois autres stations en région bruxelloise et qui profite ici des affleurements calcaires. Il y est associé avec les touffes émouvantes du perce-neige , Galanthus nivalis,et le gouet maculé, Arum maculatum. La bécasse des bois, Scolopax rusticola, s’arrête  parfois sur la feuillée et parmi les ronces. L’écureuil roux y fait de fréquentes apparitions.

En synthèse de toutes ces informations, il s’en dégage un milieu propice à la création d’une cité –jardin ; ce qui a été mis à profit par Mr Jean Gaillard et toute son équipe.

 

La grive musicienne.  Son chantmélodieux nous réveille tôt le matin. On ne risque pas de le confondre avec celui du merle, lui aussi très matinal.

Léon, notre poète, s’est amusé à échanger des propos très affectueux avec cette charmante voisine. En langage d’ornithologue cette conversation devient…

 

Puiii puiii puiii

Pit   tivit twit-pit twit twit

Prrrrrrt prrrrrrt

Puitou puitou puitou

Tri tri tri

Pri-tititi  - pri-tititi

Piwit-piwit piwit

Bibibip – bibibip

Tchriiii tchit-tchit-tchit-tchit

Pipouw pipouw pipouw

Pui twit twit – pui twit twit

Pirrrrrr

 

Transcription phonétique par Léon Meganck.

Le 18 février 2012 à Holleken-Linkebeek.

Un échange particulièrement amical semble-t-il. Lorsque la grive a pris son envol, le poète l’a accompagnée.

 

Hellebore vert.

 

            Une feuille à sa mémoire car depuis quelques années on ne l’observe plus.

 

 

  6 – Cité jardin.

 

            En 1957, Jean-Anne GAILLARD avait défini « l’esprit Messidor » avec notamment un paragraphe consacré à la nature…

            « Les pelouses, les bois, les plates-bandes sont le bien de tous, construits et entretenus avec l’argent de tous, en vue du confort et de l’agrément de tous. Comme nos dirigeants, comme tous les membres intelligents et réfléchis, vous aussi respectez et faites respecter les plantations. »

C’est un tournant majeur dans l’évolution des cités dites sociales. Rappelons quelques précédents à Forest, sans vouloir épuiser le sujet ni effectuer de comparaisons qui, au travers du temps, n’ont aucune signification.

 

La Cité Jacquemin, ou Rate Carré n’a laissé qu’un pénible souvenir à ceux qui l’ont connue. Les maisons ouvrières voisines des usines Wenseleers avaient un objectif social bien déterminé : garder le personnel dépendant de l’entreprise.

 

Le foyer forestois, lui, beaucoup plus vaste  et beaucoup plus ambitieux, abordait déjà les problèmes sociaux et d’environnement. Nous avons développé ce sujet avec plus de détails au cours de la promenade consacrée au Parc Jacques Brel.

 

Et bien entendu, ici, la cité jardin conçue par Howard, fort répandue dans toute société industrielle, avec une finalité clairement annoncée : amener la ville à la campagne.

 

La cité Messidor est l’une d’entre elles. Construite  sur un espace de plus de dix hectares d’un parc délaissé, sur un terrain accidenté qui sépare le plateau forestois de la plaine du Bempt, les dizaines de maisons sont toutes construites sur trois ou quatre modèles différents. La  nécessité d’épouser des déformations du terrain leur confère à toutes une certaine spécificité. Avec un point commun : un jardinet de plain pied avec le rez-de-chaussée, ajoutant une pièce supplémentaire lors de la bonne saison.

Nous y trouvons tout particulièrement une plaine de jeux, un centre culturel et sportif. L’emplacement d’une école y  était prévu.   Et n’oublions pas que la paroisse du Saint Curé d’Ars a particulièrement été créée pour faire face à l’afflux de nouveaux fidèles dont les « Messidoriens ».

 

Scan_N_7_018C’est Georges DE HENS , l’architecte auteur de la disposition générale du site et de la conception des immeubles. Né en 1909, formation très poussée auprès d’écoles réputées et d’architectes reconnus et lauréat de nombreux concours , il réalisa notamment notre cité Messidor, mais aussi, dans le même genre la cité jardin Chantecler à Uccle.

 

A Forest, nos belles plantes font le trottoir…

 

            …depuis que leurs sites naturels ont été asphaltés ou bétonnés, elles n’ont plus   d’autres choix. Respectons-les.

 



Le myosotis.  Plus d’une centaine d’espèces dans nos contrées. Toutes avec une corolle composées de 5 pétales, bien souvent bleue, parfois rose ou blanche. Internet nous présente ces espèces avec tellement de précision qu’on peut oublier nos traditionnelles flores. Le myosotis linnaeus  s’appelle aussi le « ne m’oubliez pas » expression qu’on a attribué à toutes les espèces de myosotis. C’est la raison pour laquelle il est le symbole..

 

-          De la société Alzheimer. Il rappelle que les patients atteints de cette maladie perdent la mémoire et nous invite, nous, à ne pas oublier ces personnes ni celles qui les aident.

-          De la journée internationale des enfants disparus, afin d’encourager la population à rester sensible à ce douloureux événement

-          De la Franc-maçonnerie, pour rappeler le souvenir de tous ceux d’entre eux qui ont particulièrement été sanctionnés par les nazis.

Pour la petite histoire de chez nous, le Bempt nous a  offert, à hauteur de la Chaussée de Ruysbroek,  le rarissime myosotis ramifié, en tout cas très rare en Région Bruxelloise. Il a été bétonné par Bruxelles-propreté.

 

SDC11036La ficaire fausse renoncule. Elle n’a rien de la renoncule, « bouton d’or », si ce n’est sa couleur. Avec une corolle composée de 8 à 12 pétales étroits et assez allongés, elle s’en distingue notamment de la renoncule qui n’en comporte que cinq. On l’appelle aussi « Herbe aux hémorroïdes » car ses racines renferment un puissant antidouleur. Ses feuilles sont qualifiées de « cordiformes ».

Elle se reproduit très peu par ses graines mais plutôt par ses tubercules dont la forme rappelle  celle des figues ; d’où son nom.

 

L’arum tacheté ou gouet tacheté ou arum maculatum ou pied de veau…Soyons un peu scientifique pour une fois. Cf  Internet…

Plante herbacée, glabre. Vivace par un tubercule qui porte un bouquet de feuilles hastées (en fer de lance), marquées de nombreuses taches noires. Au milieu d'elles, se dresse l'axe de l'inflorescence, appelé spadice, enveloppé de la spathe (feuille en cornet) vert pâle bordée de violet.


Inflorescence:


Le spadice mesure 7 à 8 cm de long et porte :
-dans le bas, les fleurs femelles en groupe compact et réduites à un carpelle,
- au-dessus, les fleurs mâles réduites à une étamine, souvent groupées par 4. Un groupe de fleurs stériles rudimentaires ou filamenteuses retient les insectes prisonniers jusqu'après la fécondation.
L'appendice terminal se présente sous forme d'une massue charnue et violette ; il se flétrit après fécondation.
Le groupe de fleurs devient un épi de baies rouge-orangé, charnues, au milieu de la spathe desséchée.

 

SDC11076Le lamier pourpre ou ortie rouge ou Lamium purpureum.

Sans poils urticants. Le nom d’ « ortie » est lié à la forme de ses feuilles. Trop souvent qualifiée de « mauvaise herbe », par qui ? et au nom de quels critères ?

Un peu de botanique…

Il s'agit d'une plante basse pubescente qui atteint 25 cm de haut ; ses tiges quadrangulaires et creuses sont teintées de rouge et nues à la base ; les feuilles étant rassemblées et de plus en plus serrées vers l'extrémité.
Ces dernières, également, souvent teintées de pourpre pour les plus jeunes, ont une forme vaguement arrondie avec une base en forme de cœur, une bordure faiblement dentée et une surface ridée.
Au froissement tige et feuilles dégagent une odeur caractéristique.

La floraison se produit de mars à mai, les fleurs sont réunies en groupes accompagnés de bractées ; les dents du calice finissent par s'étaler, la corolle est en forme de tube droit terminé par des lèvres et un anneau de poils recouvre l'intérieur.

 

7 – Histoire du Domaine jusqu’en 1950.           

         Scan_N_7_016  C’est en 1797   que la communauté religieuse est dissoute. Mosselman, Lejeune, Zaman, Smits acquièrent les propriétés mises en vente. En 1797, M Rouppe, futur bourgmestre de Bruxelles, achète une maison et quelques propriétés au Hondsberg, nom de notre actuelle cité Messidor. Il revend le tout en 1799 à M Geuze qui le cèdera 7 années plus tard à un Français , Mr Passy qui le conservera de 1807 à 1816.

   !!! Cette version provient d’un article de Mr d’Osta.
Une autre version : Joseph Papin vend 7 ha de terre    labourable près du Beukenberg à un Français Louis Passy…

Personnellement je croirais plus à la première version.RR

A ces éphémères propriétaires va succéder une famille prestigieuse et plus stable. Le Général Comte Dumonceau y fait construire une habitation plus importante. Il y meurt en 1824 laissant à la comtesse douairière, sa veuve, le soin d’y élever sa famille.

 

            En 1850, c’est son gendre, Mr de Bavay par ailleurs très sévère procureur général, qui confie à l’architecte Cluysenaer, le soin d’ériger un château remarquable dont les photographies et les dessins nous permettent encore aujourd’hui d’en admirer les sveltes tourelles. MM Fuchs et Wesemael sont chargés d’aménager le parc.

 

Très sévère, le procureur général de Bavay, comme le rapporte un journaliste, Mr Novelier, dans

un document paru le 23 mai 1957.

« … de Bavay !  Seuls les juristes et les amateurs de la petite histoire savent encore quels frissons

ce nom faisait passer dans les mauvaises conscience.

De Bavay fut pendant des années, alors que la guillotine fonctionnait encore chez nous, l’accusa-

teur impitoyable, brandissant avec une glaciale sérénité  le glaive de la justice. Il se montra

surtout d’une terrible sévérité dans les affaires de « maugré », incendies de meules, fusillades

nocturnes, mutilation de bétail, qui sévissaient avec âpreté dans certaines régions, particulière-

ment au tournaisis. »

 

C’est en 1861 que Mademoiselle Marie Joséphine Philomène Lucas acquiert la propriété pour la revendre le 18 juillet 1880 à Léon Fontaine.     Il           agrandit considérablement la propriété en absorbant les 6 ha de la propriété voisine appartenant à Madame Gatti de Gamond, et une parcelle de terre du Vossegat. Il devient ainsi les propriétaires d’un domaine de 15 ha..

Ce dernier entoure son vaste domaine d’un haut mur de 3 km de longueur, goudronné de noir. Il fait don à la Commune de Forest d’un terrain d’un  demi hectare avenue Zaman pour y construire un hôpital civil. En remerciement, la Commune donna en 1902 le nom de « Fontaine » à l’avenue du Cimetière, puis Fontaine Vanderstraeten pour éviter les confusions avec d’autres rues Fontaine.

 

            M Fontaine meurt en 1923 ; ses quatre filles gardent la propriété  en indivision.

Les armées allemande puis américaine (ou anglaise) s’y installent. Les uns et les autres déboisent une grande partie du parc dont il ne reste plus aujourd’hui que quelques arbres séculaires.  C’est en 1950 que tout change… 

 

8 - Histoire récente. La Cité Messidor.

 

Au départ d’une documentation fournie au Cercle d’Histoire et du Patrimoine par

Monsieur Didier GAILLARD , de la Cité Messidor.

 

a – D’abord, d’où vient ce mot ? Que signifie-t-il ?

 

Du calendrier  de la révolution française  dirons-nous, mais soyons plus précis.

 

Messidor … du latin Messis : moisson.

                       Et du grec Dôron : don.

 

C’est le dixième mois de l’année républicaine qui  signifie, chez nous, du 20 juin au 19 juillet. Etablie le 24 novembre 1793, l’année commençait à l’équinoxe d’automne, le 22 septembre. Elle était partagée en 12 mois de 30 jours chacun. Il restait 5 jours complémentaires consacrés à la célébration des fêtes républicaines. Arrêter le temps d’une manière aussi agréable, une vertu républicaine qu’il est bien dommage d’avoir oubliée.

 

Les mois.

                        Automne.                                          Printemps.

                           Vendémiaire (vendanges)                  Germinal ( germination)

                            Brumaire (brumes)                                          Floréal ( fleurs)

                            Frimaire ( frimas)                                 Prairial (prés)

 

                        Hiver.                                                 Eté.

                            Nivôse (neiges)                                    Messidor  (moissons)

                            Pluviôse (pluies)                                  Thermidor (chaleurs)

                            Ventôse (vents)                                   Fructidor (fruits).

 

b – Ensuite, l’histoire

 

            1950, une date charnière. Nous venons d’évoquer l’histoire de « l’espace Messidor » depuis la fin de l’abbaye et après l’occupation du site par les troupes allemandes puis alliées.

C’est par une phrase de Jean d’Osta que nous commençons cette nouvelle étape.

 

            « Or, en 1950, un haut fonctionnaire du Ministère des Finances, Monsieur

            Jean Gaillard, rêve que ce vestige du Beukenberg ou Wijngaardbosch pourrait

            être très opportunément et très agréablement transformé en une agglomération

            de logements unifamiliaux à loyer modeste, notamment pour les employés de son      Ministère. C’était un homme entreprenant, un « battant ». De son rêve, il fit une

            superbe réalité. ».

 

c-  Au fil du temps .

 

            Le 15 juillet 1950, 138 personnes constituent «  la Société Coopérative desSDC11079

            Locataires MESSIDOR ». Ces locataires ne venaient pas seulement de

            l’administration des Finances ; certains d’entre eux ont choisi de devenir

            propriétaires.

            Le 3 septembre 1952, délivrance de l’ordre de commencer les travaux sous la

            conduite de l’architecte Georges de Hens.

          SDC11087  Le 25 avril 1953, pose d’une première pierre commémorative sur le pignon du

            19, drève du Tastevin.

            Octobre 1953, démolition du château Fontaine pour permettre la construction des

            maisons de la Drève de la Grappe.

            Le 12 juin 1954, le Ministre Edmond Leburton inaugure la pierre commémo-

            rative placée en façade des 24, 26 drève d’Anjou.

  SDC11081         




1956 : accueil de onze familles hongroises exilées de leur pays par les troupes

            Communistes.

 

Epuisé par tant de travail, Jean-Anne Gaillard quitte prématurément « son » chantier, à la grande tristesse de tous les Messidoriens.

Scan_N_7_019 

1957, avant-projet pour la construction de deux immeubles à appartements, Avenue du Globe. Les travaux commenceront en 1972 / 1973.  C’est en 1979 que sera construit le troisième building.

 

Retenons encore, dans les années ‘90, la création du « Cercle Sportif Messidor » particulièrement actif au volley-ball, à la pétanque et … en fêtes de toutes sortes.  Mr Didier Gaillard succède à Mr Cottiels en tant qu’administrateur délégué .

 

9 – Les vignobles.


            Cf. le livre de Herdies.

Il fallait du poisson le vendredi. Les étangs répondaient aux besoins des « bonnes sœurs ».

Il fallait du vin pour célébrer la messe. Les « bonnes sœurs » cultivèrent la vigne.

A Forest, la plus ancienne relation écrite connue est celle d’un acte de 1233 du Cartulaire de l’abbaye d’Affligem. Les vignobles y figurent à deux endroits,                                                      « au pied de l’enceinte de notre abbaye » où le raisin répond  aux besoins de l’hôpital.        Et  « … un vignoble et un bois de chêne situé près de la potence… » H p 71.

Et pour  autant qu’on choisisse un endroit exposé au midi, à l’abri d’un écran d’arbres et un sol approprié, tout est possible avec la vigne. Et ces endroits sont nombreux chez nous. Retenons tout particulièrement…

 

Scan_N_7_021Le grand vignoble, le wijngaardveld, d’une étendue de 5 ha en 1658.                                    NB.  Le chemin en bas de la carte épouse le tracé de notre actuelle Chaussée de   Bruxelles.

« le site était particulièrement surveillé par deux gardes champêtres sous les ordres d’un échevin. Déjà en 1229, sous le duc Henri 1er, l’article de la loi criminelle stipulait que quiconque entre pendant le jour dans un vignoble d’autrui, sans la permission du propriétaire est passible de 20 escalions d’amende, et celui qui le fait pendant la nuit de cinq livres. Herdies p 73 ».

 

Le Wijnblock. H p76.

Le clos du vin ou le Wijnblock comme on l’appelait en 1638, formait une bande de terrain de forme triangulaire entre l’Oude Vorstweg et la digue des étangs conventuels depuis le mur de l’Abbaye jusqu’à la rue du Fondeur actuelle. Il était donc du type de vignoble de plaine. Etant donné sa situation près du monastère, à l’intérieur duquel il y avait aussi des pieds de vigne, il est probable qu’il ait été une extension du vignoble intra-muros des religieuses. Etendue : environ 1 ha.

 

Le « Wijngaerteussel ».

D’un étendue d’un ha 60 ares, il était situé en face du Quakebeekmolen, adossé à l’Overliesveld… sur le plan d’aujourd’hui plus ou moins entre la rue du Patinage et le Boulevard de la 2ème Armée Britannique . Pratiquemet dans le voisinage de notre actuel bureau de police. Il semble n’avoir eu qu’une existence éphémère.

 

Le « Wijngaert van ter Camere » H p 78. Cette culture était la propriété de l’abbaye de la Cambre et s’étendait dans les vallons de notre parc de Forest. Ajoutons quelques vignobles privés …

        …            notamment celui de la ferme du Slotsenberg et un autre près de notre actuelle Avenue du Domaine et nous serons moins catégoriques que Jean d’Osta quand il affirme qu’il n’y a jamais eu de pied de vigne dans l’actuelle Cité Messidor.

 

La fin des vignobles.

Plusieurs éléments coïncideront pour hâter la fin des vignobles en Belgique et notamment chez nous, à Forest.

  -Les vins du Rhin et de Bourgogne, de meilleure qualité, supplanteront les    nôtres.      Surtout chez ceux qui avaient les moyens financiers de se le permettre, notamment les Bénédictines.

-Par le Traité des Pyrénées de 1659, Louis XIV défend de cultiver la vigne dans les Pays-Bas.

-Les moyens de transport plus faciles et la sécurité s’étant améliorés, les propriétaires constatent que le prix de revient du landwijn ou vin local devient excessif. Ils font d’autres choix.

Nous laisserons à Herdies le soin de clôturer ce paragraphe… «  A Forest, au moment de l’occupation de notre pays en 1789, il ne restait plus que 3 journaux plantés de vignobles ».

 

 

10 – L’Avenue du Jonc et ses environs.


Scan_N_7_022L’Avenue du Jonc d’abord. Le Cercle d’Histoire d’Uccle précise «  Le chemin 23 conduisait…du hameau de Stalle à Forêt. En effet divers sentiers venant de Stalle aboutissaient au chemin 22…qui prenait à Forest le nom de Born Straet, aujourd’hui Avenue de Haveskerke et Avenue Général Dumonceau, pour aboutir chaussée de Neerstalle. Ce chemin a reçu en 1920 la dénomination d’Avenue du Jonc, nous ignorons pour quelle raison. A l’Atlas, il porte le nom de Vossegat Straat. Il a une largeur de 3,30 m, une longueur de 255 m et son entretien incombe à la Commune. »                                         C’est donc une nébuleuse qui s’offre à nous dans laquelle Jonc, Vossegat, Bambou, de Haveskerke s’interpénètrent dans le temps et dans l’espace. Car même si son nom reste douteux, marquée par le mur noir évoqué au début de la promenade, elle est bien présente cette Avenue du Jonc. Son talus nous séduit par la diverité de sa végétation…. Des érables sycomores, des robiniers, des sureaux noirs dominent les lierres, bryonnes, liserons, clématites, compagnons rouges, pervenches ou autres perce-neige.

 

Le Vossegat ensuite. C’est un lieu-dit dont le nom remonte au Moyen-Age au moins. Rappelons  que « Vossegat » n’a rien à voir avec un quelconque trou de renard, mais évoque plutôt un passage sécurisé  (voos) dans un lieu désert (gat).

 D’aucuns évoquent  la Rue du Bambou comme une partie du chemin du Vossegat. D’où vient-il, lui aussi, ce nom de Bambou ? Supplante-t-il le chemin du Vossegat afin d’oublier un café du même nom dont la réputation était plus que douteuse. Nous espérons que des avis ultérieurs nous permettront d’y voir plus clair…

 

        …            « C’est au folklore de la région bruxelloise tout entière qu’appartiennent les fameuses Scan_N_7_025autant que scandaleuses fêtes qui se pratiquaient au Vossegat depuis deux ou trois siècles. Au pied du coteau, vers l’actuelle rue de Haveskerke, se trouvait jusqu’au début du siècle dernier, une guinguette à bière où de très considérables foules de Bruxellois venaient se payer de gaillardes parties de campagne ! Avec ceci de particulier que les chopes de bière étaient livrées par la fenêtre, contre paiement tant du contenant que du contenu, seuls les verres restitués intacts étaient remboursés. Ce qui agitait particulièrement nos pudibonds ancêtres étaient d’anodins jeux de rollekebolle de couples, du haut en bas de la colline, choses qui se disent mais ne s’écrivent, selon un contemporain effaré et qui furent définitivement interdites en 1934. »

 

 

.La Villa Foresta. Au début du 20ème siècle, cette villa cossue appartenait à Théodore Momm. La « dynastie Momm » s’était spécialisée dans l’industrie de la teinturerie. L’usine était installée chaussée de Neerstalle, à l’emplacement actuel des rues Lumière.
La famille était appréciée pour sa générosité. On lui doit notamment

            L’école des gouvernantes. Le bâtiment existe toujours au n° 3 de la Rue de Fléron et

            L’école dite « Kabaskesschool », rue J.B.Vanpé au n° 50. L’actuel CPAS.

 

Les viaducs. Les deux lignes de chemin de fer qui traversent Forest ne sont pas sans conséquence pour les habitants. Certes,  les industriels se réjouissent au même titre que la Commune qui voit son avenir financier sous de meilleurs auspices. Mais que de dégâts en ce qui concerne la beauté des paysages et les infrastructures routières. Quatre viaducs doivent être construits pour permettre la circulation des Forestois. Dont celui-ci. Un peu plus loin nous en rencontrerons un second. Il surplombe la Rue J.B.Vanpé.

 

 

11 - Saint-Curé d’Ars.

 

La paroisse.

 

            Jean-Marie VIANNEY est né le 8 mai 1786 ; la période trouble de la Révolution française va SDC10989commencer. Il décide néanmoins de se consacrer à Dieu et devient prêtre en 1815. D’abord vicaire à Ecully, il est envoyé à Ars. Outre l’exercice de son sacerdoce, il fonde un orphelinat « La Providence » et prend grand soin des pauvres.

 

En donnant son nom à cette nouvelle paroisse forestoise, les responsables ont œuvré dans le sens de sa vie, sa simplicité dans la piété et l’engagement social en faveur des plus démunis.

 

            Après la deuxième guerre mondiale, on assiste au lotissement d’anciennes grandes propriétés…

Notamment la propriété BONA, qui permet la création de l’Avenue Stuart Merryl,

La propriété MICHIELS qui s’étendait de l’avenue Kersbeek à la rue J.B. Baeck ,

La propriété FONTAINE VANDERSTRAETEN qui engendre la cité Messidor et ses 280 maisons.

Ajoutons-y le FOYER FORESTOIS qui construit de nombreux immeubles à la chaussée de Neerstalle et à l’Avenue de la Verrerie,

…ce qui entraîne l’arrivée de nombreux paroissiens.

 

            La paroisse Saint-Curé d’Ars naît le 25 mars 1960 et dépend directement de la paroisse Saint Denis. Le bâtiment est construit afin de répondre directement aux besoins d’un édifice religieux, mais il devient aussi

            Une école annexe à l’école Saint-Denis,

            Un lieu de nombreuses activités culturelles

            Et un lieu de rencontres pour les habitants.

 

Le parc.

 

            Au pont de chemin de fer à la belle saison, on peut admirer deux plantes volubiles s’extériorisant en toute liberté sur les supports des clôtures bétonnées. Ce sont la renouée du Béloutchistan (Polygonum baldschuanicum)  à gauche, et le houblon sauvage (Humulus lupulus) à droite qui, de ses inflorescences coniques, parfume le dos d’âne .

            Prenons à gauche et engageons-nous dans le joli petit parc de la paroisse. Nous y découvrons quelques belles essences qui méritent un temps d’arrêt. On y notera un magnifique hêtre pourpre, un mûrier noir (Morus nigra), un bouquet de pins noirs d’Autriche, un érable sycomore et des chênes pédonculés.

L’écureuil roux est quelquefois l’hôte de marque de cette oasis de verdure.

La plaine de jeux était primitivement réservée à la construction de l’église : projet abandonné par manque de subsides. L’espace resté libre marque l’emplacement de l’ancien étang de la propriété BONA.

 

 

La légende du mûrier.

 

SDC11099            « Pyrame et Thisbé sont deux jeunes gens de Babylone que tout rapproche et dont l’amour grandit avec le temps. Mais leurs pères les empêchent de s’unir et même de se rencontrer. Leur passion exacerbée par l’interdiction  de se voir les guide et leur permet de découvrir la fente du mur commun à leurs demeures. Cette fente sert de passage à leurs plaintes et à leurs engagements mutuels.  Après quelques temps ils décident de fuir la contrainte de leurs parents. Ils se donnent rendez-vous à la nuit tombée hors de la ville près du tombeau de Ninus ombragé par un mûrier. Thisbé arrive le première au lieu du rendez-vous ; mais elle se fait surprendre par une lionne qui vient boire à la fontaine voisine après avoir égorgé des bœufs. Effrayée, Thisbé cherche un abri et dans sa fuite perd son voile. Peu de temps après Pyrame arrive enfin et découvre le voile de Thisbé déchiré et taché de sang. Il croit alors que Thisbé est morte et, désespéré, se suicide en se poignardant. A son retour, Thisbé découvre le corps de son amant sans vie qu’elle décide de rejoindre dans la mort en se suicidant à son tour avec son épée. Mais auparavant elle implore les dieux de garder le souvenir de leur tragique destinée en faisant en sorte que le mûrier porte désormais des fruits noirs en signe de deuil. »

Cf : Centre de Recherche sur l’Histoire du Théâtre.

 

12 - La Via Romantica.


SDC11065            C’est un poète, Léon Meganck, qui a donné ce nom aux avenues de Haveskerque et Kersbeek. A juste titre d’ailleurs puisqu’il y met en valeur deux des artères les plus riches en immeubles de caractère.

Pour ceux qui veulent parcourir l’Avenue de Haveskerque, au départ de la gare d’Uccle Stalle invitons-les à s’arrêter quelques instants devant

 

-          la villa Martha et ses loggia , balconnets, auvents, pignons à redents.

-          la villa Adrienne.

-          la villa Casablanca,au n° 133, une ancienne blanchisserie.

-          la villa Mathilde, au n°74, de style belle époque et dont le jardin contient e.a. un érable argenté, un chêne pédonculé, un araucaria, un hêtre pourpre et divers arbrisseaux ornementaux.

-          L’usine « pains d’épice » Smets-Lido

-          La villa Foresta et le Saint-Curé d’Ars dont nous venons de parler.

 

Au cours de la promenade consacrée au parc Jacques Brel, nous avons évoqué l’origine du mot « Kersbeek » et des immeubles remarquables de cette avenue depuis la maison où a vécu Stuart Merryll jusque  l’ex-Kersbeekbosch.

Au passage, nous touchons ce que les cruciverbistes appellent une rue qui « porte le nom d’un personnage important » en l’occurrence, ici, la rue  Général Dumonceau, omniprésent  dans notre Commune.

 

Il faudrait un architecte spécialisé pour détailler les immeubles de cette première partie de l’Avenue SDC10998Kersbeek. Signalons donc, du côté pair…

            n° 96,98 l’emplacement de la synagogue  aménagée dans un ancien dépôt de  

            produits alimentaires.

            n° 84, la villa Cécile et de superbes faïences.

            de 78 à 70, un ensemble très harmonieux d’immeubles particulièrement bien

            rénovés et mis en valeur par de remarquables grilles en fer forgé.

            au n° 58, la villa Nora, surmontée par une cigogne qui n’a guère envie de quitter

            ce lieu enchanteur dont les sgraphites rehaussent encore la beauté de la maison.

            NB : les sgraphites sont des décorations murales obtenues par application, sur

            un fond de couleur d’un enduit de mortier blanc qui est ensuite gratté et incisé

            pour faire apparaître le dessin voulu.

            … et les villas Céline, Bernardine, Trévé, Alice, Marcelle..

Du côté impair

       Scan_N_7_026     n° 73, maisons en retrait  datées de 1898-1900 avec un superbe jardin .

            n° 69, le manoir des Domes , une villa cossue aux lignes robustes et sobres. Le

            marronnier y soutient un pilastre en perdition. Erable sycomore, hêtre, thuya.

            n° 67 , villa de Croès . Marronnier et tilleul.

            n° 57 Villa des Hirondelles.

Signalons que l’Avenue Kersbeek contribue pour une bonne part à Forest au maintien du martinet noir, avec ses hautes bâtisses et leurs nombreuses ouvertures hospitalières.

 

Un autre personnage important, André Baillon, à qui, comme il se doit, on a dédié unerue.

 

13 – La rue André Baillon. Par Christian Swartwaeger.


                        Christian est un des membres de notre comité. Il avait écrit ce document  pour Forestum , périodique de notre Cercle d’Histoire et du Patrimoine.

Cette rue est située entre la Chaussée de Neerstalle et l’Avenue Kersbeek. Elle a été tracée en 1936 sur un terrain ayant appartenu à Madame DEWEERDT, grande admiratrice d’André Baillon. C’est sur l’insistance de Monsieur Gaston-Denys PERIER, ami de l’écrivain que la Commune de Forest a décidé de lui attribuer le nom de cet auteur qui résida à Forest de 1900 à 1902. (voir le paragraphe 18).

 

Scan_N_7_027« S’il y a une rue forestoise que je connais, c’est bien celle-là. En effet, bien que né à Molenbeek-Saint-Jean, mes parents, Forestois, décidèrent de revenir dans leur Commune en 1958, au numéro 30 de la Rue André Baillon. Après l’avoir quittée en 1987, j’y suis revenu en 1996, au numéro 32. J’y ai passé la plus grande partie de ma vie.

Ma jeunesse s’est déroulée dans une rue calme avec mes voisins et mes voisines. Les terrains vagues étaient nombreux et suivant les films que nous allions voir au cinéma Kursaal de la Rue de Hal, nous jouions aux Vikings ou aux Cow-boys et aux Indiens. Ces terrains vagues étaient également nos lieux de construction de « cabanes ». Il n’y avait aucun immeuble aux actuels numéros 17, 29, 28, 36, 38, 40, 42, 44 et j’en passe. La rue était pavée et à double sens de circulation mais étant donné le peu de véhicules, il n’y avait  aucun danger de se faire écraser par un chauffard. »

Photo de gauche, le n° 33, une des premières maisons de la rue.                                                                                       Photo de droite, le n° 28 n’existait pas et me voici, au début des années ’60 avec mon chien, encadré de deux amis hongrois, exilés forcés avec leurs parents suite à l’emprise soviétique sur leur pays.


14– La page de Fortuné VAN HULLE, dit MAX.

 

            En souvenir d’un membre éminent et ami du Cercle d’Histoire et du Patrimoine      de Forest. Ce texte est tiré de Historicum, le périodique de notre cercle.

 

UNE RUE RETROUVEE.

LA RUE PIETER .

 

Scan_N_7_028« Dans la Monographie de Forest éditée par J.P.Vokaer en 1954, on y fait mention d’une rue VERHOEVEN, sensée être tracée au centre du village sans parvenir à la situer exactement. J’ai le plaisir de vous faire part de ma découverte et de vous en donner l’emplacement exact en vous reproduisant l’extrait pris au Service de l’Urbanisme, 112 Chaussée de Bruxelles.

Comme vous le constatez, il s’agit pratiquement d’une rectification de tracé de cette rue Verhoeven en question, qui deviendra la RUE PIETER , approuvée par le Conseil Communal du 7 juin 1876. »

           

15 – La rue Jean-Baptiste VANPE.

 

Jean-Baptiste VANPE (1829-1902) était directeur de l'Ecole Moyenne de Bruxelles. Echevin à Forest de SDC110381874 à 1883, il s'y fit le champion de la laïcité. Auparavant, cette rue s'est appelée Kwadestraat, Goedestraat, Vorst-Stallestraat et enfin « Rue Jean-Baptiste Vanpé » depuis le 7 septembre 1906. Précisons quelques repères …

 

Fortis a remplacé la Caisse Générale d'Epargne et de Retraite, laquelle avait été construite sur l'emplacement du magasin « Chez Rooske », marchande de bonbons, de boules et de « bombes atomiques ». Ces friandises et sucreries faisaient la joie des bambins de l'époque. La maison elle-même de ce « Bollewinkel » datait d 1892 et son premier propriétaire s'appelait Baptiste Degreef.

 

Au numéro 50, le CPAS y avait installé ses bureaux avant leur rénovation et leur récent transfert rue de Liège.  Il a été construit en 1934 en remplacement de l'ancienne villa que Louis Momm y fit bâtir en 1868. C'est en 1911 que des transformations importantes avaient permis d'y accueillir l'école des sœurs de Marie, subsidiée par la famille Momm. Cette école fut familièrement surnommée « Kabakeschool », kabas désignant une musette en fer blanc dans laquelle on apportait ses tartines.

 

!!! En face, les immeubles n°49 à 63 nous intriguent par leurs dimensions et leur unité architecturale. Ont-ils une histoire ?

 

C'est en outre au début de cette rue que démarrait le Trolleybus 54 encore appelé le ramelkas par les Forestois.Il circula pour la première fois en 1939 et reliait déjà Forest à Machelen

 

L'avenue Denayer. Deux personnalités forestoises ont porté ce nom : un conseiller communal et un échevin catholique. C'est vraisemblablement à Jean-Baptiste Denayer que cette avenue a été dédiée. Né à saint-Gilles le 3 août 1832, et décédé à Forest le 13 avril 1900, il fut échevin forestois de 1879 à 1886, et intervint particulièrement dans la décision de transférer le cimetière près de notre actuelle Avenue du Globe.


Le Square du 8 mai mérite quelques moments de recueillement devant la stèle

 

Square du 8 mai – 8 MeisquareSDC11037

 

Elle a été érigée en souvenir du dernier conflit mondial et des multiples sacrifices consentis par une génération entière d'êtres humains. Il fallait combattre la barbarie nazie.

            « Des millions d'hommes et de femmes bravèrent la machine de guerre nazie, luttèrent et souvent se sacrifièrent dans un combat absolu du 20ème siècle. »

C'est le 8 mai 1945 que l'Allemagne d'Hitler capitula. Il faut, aujourd'hui et demain, continuer le combat contre la « bête immonde » qui continue inlassablement à nous menacer au travers des partis populistes, racistes, fascistes.


Le Beukenberg. Le Mont des Hêtres. C'était un bien pittoresque raidillon dont le dernier tronçon, avant d'aborder la rue Fontaine Vanderstraeten, se terminait par des marches d'à peu près deux mètres de largeur. Il va sans dire que le « mur noir » voisin était encore intact.


SDC1104116 - Victor Rousseau, sa biographie.

 

L’avenue Victor Rousseau rend hommage à un sculpteur forestois  dont on a bien raison d’être fier. Né à Feluy le 16 décembre 1865, Victor Rousseau commence très jeune, en compagnie de son père, à tailler les pierres sur le chantier du Palais de Justice de Bruxelles. C’est « sur le tas » qu’un homme extraordinaire effectue ses premiers pas d’artiste. Nous évoquerons son existence au cours de trois de nos promenades.

 

Ses cours de sculpture ornementale, de modelage  et de statuaire , la maîtrise de son art et sa curiosité créent pour lui une grande ouverture sur le monde.

En 1890, à 25 ans, il épouse Françoise de LOEUL avec laquelle il va effectuer de nombreux voyages.

 

Sa maison et son atelier ont été rasés pour faire place à un immeuble moderne  et ce n’est pas la plaque apposée sur la façade du n° 170b de la Rue des Alliés qui lui rendra son âme.

 

Victor Rousseau  est décédé le 17 mars 1954. Ses héritiers ont conservé ses collections et surtout son atelier jusqu’en avril 1975. Sa dernière demeure a été particulièrement éphémère…..

                          Cimetière de Forest,

                        Chemin 3, pelouse D

                        A l’étage (-3) d’une tombe ordinaire.

                        A deux doigts de la fosse commune.

                        Durée du séjour : quelques années.

 

La Commune de Forest, quant à elle, lui a consacré une de ses avenues les plus remarquables. Elle unit le centre historique à l’Altitude 100.  Au passage du parc Duden,

observons la statue érigée en son honneur.

 

Son milieu familial . Sa mère est décédée alors qu’il était encore très jeune. Elle avait pourtant eu le temps de marquer ses aspirations de son empreinte. Il  parle fréquemment dans ses textes, avec gratitude, « des êtres chers qui l’entouraient comme des divinités bienfaisantes ».

Cf : de nombreux extraits de presse, Internet..et tout particulièrement

                        Victor Rousseau, l’homme et l’œuvre.

                        Marcel BOUGARD

                        Institut Jules Destrée. 1968.

 

            Et plus récemment, Génuiwal Magazine – 2005.  N°  25

 

17 - Le deuxième cimetière de Forest.


             Le premier cimetière entourait l’église Saint Denis. Ses 22 ares ont suffi  pendant très longtemps Scan_N_7_030pour répondre aux besoins  de la population forestoise.

              C’est le 6 novembre 1868 que les autorités communales se décident à le déplacer. Elles acquièrent un terrain sur les hauteurs du Beukenberg entre les propriétés du Wijngaard et Zaman sur un terrain de 4 hectares. Pour la petite histoire…

 

-          le ministre de l’Intérieur s’opposait à l’acquisition d’un terrain d’une étendue aussi disproportionnée aux besoins de la Commune,

-          et n’acceptait pas la convention conclue avec le consistoire israélite, la législation belge n’admettant pas de cimetière confessionnel.

 

Scan_N_7_031Sur proposition de l’échevin Denayer, le Conseil communal décida, en cette même année  1882, de placer une grande croix en fer au nouveau cimetière. Quatre ans plus tard, en vertu des pouvoirs que la loi lui conférait, le bourgmestre Smits faisait procéder à la bénédiction des lieux.

 

          Soixante ans plus tard et malgré deux extensions du cimetière, il fallut acheter des terrains à Alsemberg pour pouvoir continuer à inhumer les Forestois.

 

Le site de notre deuxième cimetière inspire le monde littéraire.

 En face du cimetière un estaminet, voisin de la Barrique amena Baudelaire à écrire  les vers suivants…

 

         Vous qui raffolez des squelettes

            Et des emblèmes détestés

            Pour épicer les voluptés

            (Fût-ce de simples omelettes !)

            Vieux Pharaon, O Monsolet

            Devant cette enseigne imprévue

            J’ai rêvé de vous : A la vue

            Du cimetière, Estaminet.

 

Baudelaire, un cabaret folâtre sur la route de Bruxelles à Uccle.-Les Epaves.

 

A.Baillon, Histoire d’une Marie. P.U.F.1923.

 

« Il habitait à Forest, près de Bruxelles. Il aurait pu habiter ailleurs, mais c’était à Forest. Autrefois, il habitait en ville. Un dimanche, il avait pris une voiture. Il avait dit : Cocher, il me faut deux chambres, menez-moi quelque part à la campagne. Le cocher avait choisi Forest.

…En face, sur la pente, s’étalait un cimetière. Quand il s’agit d’un cimetière et qu’il est en pente, on dit que les tombes dévalent. On se trompe. Les tombes sont lourdes et d’ailleurs maçonnées. Même sur une pente, elles se tiennent immobiles comme les morts qui dorment en dessous…En somme, un beau cimetière : l’été il sentait les roses ; il y venait au moins trois corbillards par jour. »

 

 

18 – André BAILLON, à la Barrique, …chez Juliette.

 

            André Baillon est né à Anvers le 27 avril 1875 d’un père français et d’une mère flamande. Orphelin très jeune,  il fait de très bonnes études notamment à l’Ecole Polytechnique de Louvain où il sort premier de sa promotion.  C’est dans le domaine littéraire qu’il s’épanouit et quelques-uns de ses romans marquent sa vie d’homme à l’esprit mouvementé et torturé. Il se suicide le 10 avril 1932 à Saint-Germain en Laye.

            Son œuvre littéraire très diversifiée lui vaut notamment le Prix de la Renaissance du Livre (France) et le Prix Triennal de littérature belge avec quelques œuvres remarquables… Histoire d’une Marie, En Sabots, Délires, le Perce-oreille du Luxembourg…

            Son passage à Forest reste gravé sur un écusson fixé à la façade du café « La Barrique », chez Juliette , au 33 Avenue Fontaine Vanderstraeten. Il y séjourne de 1900 à 1902, se marie à l’Eglise Saint-Denis le 20 octobre 1902 avec Marie Van Den Berghen. Germaine Lievens, plus intellectuelle, les accompagne à Paris. Il y fait la connaissance d’une troisième femme, Marie du Vivier, qui le déstabilise complètement et qui l’amène au suicide.

            Il ne nous reste plus qu’à clôturer notre promenade par une bière bien fraîche servie par Juliette qui pourra ponctuer vos découvertes par des souvenirs à la fois nombreux et pittoresques.

                                         SDC11034

André Baillon .  Passé présent.


DELIRES .

Préface de Frans De Haes.

Editions Jacques Antoine.

 

…Trop rouge, trop verte, poupée si cela vous plaît, cher Monsieur, elle n’en représente pas moins la Vierge, l’Immaculée, Celle qui recevra vos trois Ave et vous donnera en retour, la paix. En attendant, dites-les…

-          Au nom du P…

Ah mais ! à quoi donc  pensait-il ? Assis, il était assis. Se pavane-t-on sur une chaise quand on récite les trois Ave de la pénitence ? « Allez en paix ! ».C’est bel et bon. Cette paix, on la mérite. On la mérite à genoux. A genoux, pécheurs ! Sur les dalles ? Non, ce serait ridicule. A genoux quand même.

-          Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. T’ainsi soit-il !

Si ce n’était pas stupide ! Petit, il disait déjà : « T’ainsi soit-il. » On avait beau le reprendre. Et après ? Qu’est ce que cela pouvait faire ?  Dieu était-il un professeur de diction ? Non ? Alors, tant qu’il lui plairait, il dirait T’ainsi soit-il…T’ainsi soit-il et encore T’ainsi soit-il.

Et maintenant, en route ;

Je vous alumaripleine de graceleseign…

Hé là ! hé là ! que bafouillait-il là ? Il priait, sapristi ! Prier ce n’est pas courir la poste. On pense à ce que l’on dit. Y pensait-il ? Non. Il le devait, sinon sa prière ne valait rien et au diable sa bonne paix. Ainsi, en s’exprimant : « Je vous salue, Marie… » que faisait-il ? Comme l’ange, il… Quel ange ? N’importe. Comme l’Ange Machin, Raphaël, Gabriel ; c’est cela, comme l’Ange Gabriel, il arrivait en visite chez Marie. Il saluait Marie qu’on montre qu’on la salue, que diable !  Par exemple, en inclinant la tête, comme ceci : « Je vous salue, Marie… » Bon. De même il aurait à prononcer plus loin le nom de Jésus. Que font les prêtres quand ils prononcent le nom de Jésus ?  Ils baissent un peu la tête. Eh bien, lui aussi il baisserait la tête, légèrement, moins que pour le salut de la visite, mais avec le  respect que mérite le nom de Jésus.

 

19 – ENIGME – Le temple grec. Cf Carte de 1928, paragraphe 2.

         NON, ce n’était pas un temple.

         Encore moins grec.

         C’est à cause de sa forme générale qu’il avait été baptisé « temple grec ». Où était-il situé exactement ?  Avec certitude dans le domaine Fontaine Vanderstraeten. Mais où ?

En  « A » nous dit Christian. Non répond Didier, l’actuel Administrateur de la Cité. Il précise : «  les plaques de béton repérées à cet endroit proviennent très probablement des grands travaux destinés il y a peu pour les infrastructures de la route. ».

                                       Scan_N_7_035

En «  B » précise Léon et le site s’y présente bien… sur la carte.

Existerait-il encore un Forestois ou une Forestoise qui pourrait nous aider à retrouver cet emplacement. ?  . Pour la petite histoire, ajoutons que la personne indiquée par « XX » est le père de Gilbert Papens.