SOUS LE PATRONAGE DE MARC-JEAN GHYSSELS.

BOURGMESTRE DE LA COMMUNE DE FOREST

Léon Meganck.                                                           René Rochette.

       Licencié en Sciences Botaniques.                                                                         Enseignant retraité.                  

Ancien collaborateur du Professeur                                                                             Guide nature.                               Paul DUVIGNEAUD .

 

En collaboration avec Christian, Gilbert, Jean-Louis, Raymond, Annie, Sylvie, Marc, Evelyne, Willy, Bernard , Magali, Paul et François…

… Et avec « Présences et Actions Culturelles » que préside Jean,

vous présentent,DANS LE CADRE DES PROMENADES FORESTOISES,

                              

LE PARC DUDEN

 

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Editeur responsable : renerochette@yahoo.fr

Nos promenades sont présentes sur notre site : http://forest12.canalblog .com

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Promenade VI – Le parc Duden.

Pp 1,2 – Présentation.

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P3  - Table de matières.

P4  - Itinéraire.

1       - Square Lainé.

2       –Esplanade.

3       –Historique.

4       – Allée des Catalpas.

5       – L’Ange noir et le Pont Rustique.

6       – La Chapelle.

7       – L’Union Saint-Gilloise.

8       – Le Pavé des Tilleuls.

9       –La Campagne Mosselman.

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10  –Le Sukkelweg.

11  –La Croix de pierre.

12  –La rue du Mystère.

13  –Entrée par la rue de Bourgogne.

14  –Allée des Géants. Allée des Ecureuils.

15  –Hêtre à feuilles laciniées.

16  –Le château et ses écuries.

17  –Entrée Avenue Victor Rousseau.

18  -Drève domaniale, le kiosque.

19  –La perruche à collier, Avenue Besme…

20  –La maison du Garde.

21  – Le sentier de Diane.

22  -  Jardin Art-Déco.                                                                                             Annexes. Inraci-Narafi.                                                                                                 Nos arbres-Commentaires.                                                                                     Les références géographiques sont empruntées au livre de Vokaer et Vandergoten offert par Jean-Pierre. Encore merci. Ajoutons-y un complément d’information de Van Lil noté VL dans le texte.                                                                                                           Deux cercles culturels forestois apportent régulièrement leur soutien…                                                                        Forestum, revue du Cercle d’Histoire et du Patrimoine de Forest.

            176/4, Avenue Van Volxem- 1190 Forest  Bruxelles

            Présidente :Nelly De Roover-Dryon, tél. : 02 376 55 09

            Pacotille, revue de Présences et Actions culturelles, section de Forest.

            Maison de la Solidarité « Les Eglantines »

            Rue des Glands 31, 1190 Forest .      jseghers2003@hotmail.com

1 – Square Lainé.

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Lainé est un architecte paysagiste qui mit son talent au service de Léopold II et collabora grandement à l’aménagement de Bruxelles et particulièrement de Forest.Il avait conçu lui-même l’espace où nous nous trouvons et qui relie harmonieusement le parc de Forest (1882) au parc Duden (1912). Mais ce n’est qu’en 1949 qu’il est aménagé. Autrefois espace de jardin un peu marécageux, comme le montre un dessin au fuseau d’Adnet. Ce superbe square a mis en valeur les deux parcs forestois et servi, avec l’entrée du parc Duden, de cadre remarquable à des expositions de sculpture. La reine Elisabeth rehaussa l’une d’entre elles de sa présence.

 Prévoyant, c’est le 16 juillet 1884 que   Léopold II achète à la veuve Dupont un terrain rue du Sable qui lui permettrait (ultérieurement) de relier sa propriété au « Parc Royal de Saint-Gilles ».VL183

            Récemment « le temps du vent »réalisé par Pierre Ruelens, prêté à la Commune a embelli le square de ses formes surprenantes. Elle a fait place à une structure métallique offerte par la Région à la Commune : « Un arc-en-ciel unicolore ».

C’est une œuvre d’art contemporaine qu’on aime ou pas :  15 mètres de longueur,  en acier de couleur rouille. Elle apporte sa beauté à ce petit coin de verdure qui n’en demandait pas tant.

L’auteur, Mauro Staccioli est ravi : « les deux surfaces de l’arc-en-ciel reçoivent la lumière du jour. Les pieds de l’arc-en-ciel fixés au sol par un bloc de béton, sont en hauteur pour symboliser la légèreté de l’arc. La couleur rouille, couleur de la terre, a été choisie pour que l’œuvre cadre dans son espace. »

Willem Draps, ministre à l’époque, ne tarit pas d’éloges : « Cette œuvre qui a fait l’unanimité, est un équilibre suspendu qui donne une approche picturale à l’endroit. Il s’agit d’une sculpture « intervention » dans le sens où elle participe à son environnement sans empêcher ce dernier. ».

Merci, Monsieur le Ministre pour ce chef-d’œuvre offert à notre Commune et pour vos commentaires qui sont dignes de votre talent. L’œuvre, le titre et les commentaires  sont en harmonie avec une certaine forme d’art contemporain. Bravo, les artistes ! RR

2 – L’esplanade et son panorama.

          

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  Empruntons une des deux allées latérales pour pénétrer dans le parc proprement dit. Au fur et à mesure qu’on franchit les paliers successifs on bénéficie, en se retournant, d’une vue de plus en plus large du centre de Bruxelles que domine la haute silhouette du Palais de Justice. On finit par aborder la prestigieuse esplanade encore dénommée la « demi-lune ».

Au fond de la perspective, adossé à la hêtraie, veille le buste de Léopold II, le créateur du square Lainé et des deux parcs. Sur ce socle nous pouvons lire…

LEOPOLD II

BIENFAITEUR DES PARCS PUBLICS.

WELDOENER DER OPENBARE PARKEN.

Le lieu, imprégné de grandeur, est entouré d’un alignement de tilleuls. Observons un peu plus longuement ce superbe panorama. Nous pouvons encore venir du Square Lainé par les nombreux escaliers sur lesquels étaient exposées les statues dont une d’entre elles était l’œuvre de la Reine elle-même. Inutile de dire que les œuvres de Victor Rousseau y tenaient une place de choix.

Parmi les nombreux arbres remarquables qui décorent notre demi-lune, observons…

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L’IF.- Rarement spontané chez nous, on le rencontre particulièrement dans les parcs. Sa croissance est très lente : un arbre de 20 cm de diamètre a environ 200 ans. Ses fruits, portés par les plants femelles,  sont des baies rouges à ne pas consommer car elles sont vénéneuses. Le feuillage lui-même est toxique. Pour la petite histoire, retenons que l’if était commun dans les cimetières. A l’époque où les chevaux tiraient le corbillard, bon nombre d’entre eux, friands de ce feuillage, périrent à force d’en avoir consommé.

LE SAPIN BLEU ou sapin du Colorado a été découvert en 1862. C’est le cultivar « Glocusar koster » qui est le plus populaire des sapins bleus. Cf Internet.

            La fleur : de gros cônes denses et décoratifs.

            Les feuilles : les aiguilles sont larges et d’un bleu argenté caractéristique, bien      souvent serrées sur des rameaux trapus. Il décore harmonieusement notre esplanade en compagnie d’un grand nombre d’autres conifères plus fréquents dans nos parcs que dans notre milieu naturel.        

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3 – Historique.  

a– Histoire locale avant 1900, le Bois de Heegde.

D’une manière générale, cette histoire locale reste valable pour le parc Duden et pour le  parc de Forest….            Jadis, au cours de l’ère secondaire, la forêt carbonifère couvrait la plus grande partie du globe.                    De -300 millions à –65 millions d’années, elle était particulièrement dominée par les Lépidodendrons et les Calamites, ceux-là mêmes qui nous léguèrent le charbon fossile.

            Revenons à des temps plus récents. Au Moyen-Age, la Forêt de Soignes faisait partie de la forêt dite charbonnière, rappelant l’origine du charbon de bois qu’on employait pour extraire le fer de la limonite et de l’hématite. Elle se terminait par le bois de Heegde qui s’étendait de Boitsfort à Forest et dont la Rue Vanderkindere  constituait, paraît-il, une drève. Le Parc Duden actuel et le Bois des Sept Bonniers jusqu’en 1828  faisaient partie de notre plateau forestois. Peu propice aux cultures traditionnelles, le sol sablonneux du haut de notre Commune, demeura longtemps boisé.

b - Le parc Duden.

 « Wereldsheide », la bruyère séculière, appartenait à l’ancien  Kruisbos.  Un acte de 1434 dit : den cruysbosch dat de werelsheyde te hetene plach..               Ce toponyme soulève un intéressant problème : celui de l’étendue de l’ancienne forêt charbonnière, dont la plupart des auteurs admettent qu’elle s’étendait  jusque dans la partie élevée de Forest et dont le parc Duden serait un des derniers tronçons.  La période républicaine marque la fin de notre Abbaye et de sa puissance.                               Le roi Guillaume des Pays-Bas avait reçu personnellement une grande partie de la Forêt de Soignes dont faisait partie notre Bois de la Croix. C’est la Société Générale , créée dans ce but, qui était chargée de vendre le tout . En 1829, elle  vend le bois de la Croix à un nommé Mosselman.  Celui-ci y fait construire une maison relativement imposante, la campagne Mosselman.

            En 1869, Duden, un négociant allemand  rachète le « Bois Mosselman » et construit la « Campagne Duden. » C’est en 1905 qu’il lègue sa propriété au roi    Léopold II qui lui-même  le cèdera à l’Etat. A  partir du 1er mai 1912, Madame Duden étant décédée, la Campagne Duden sera ouverte au public et deviendra «  le Parc Duden. ». D’une superficie de 22 ha  19 a, c’est une hêtraie quasiment  pure de type acidophile – qui aime les sols acides. On y rencontre néanmoins des bouleaux, des sorbiers, des châtaigniers, des érables et des chênes. Le site est classé par Arrêté royal depuis le 26 octobre 1973. La Donation Royale en est le propriétaire et a la charge de l’entretenir. La Commune de Forest en est le bénéficiaire. Depuis 2006 l’Institut Bruxellois de Gestion de l’Environnement est chargé de l’entretien de notre Parc Duden.

 

4 – Allée des Catalpas

  

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Le  Catalpa est un arbre à très grandes feuilles et à fleurs en grosses grappes. Ses fruits ressemblent à de grands haricots. Originaire  de l’Amérique du Nord, il appartient à la famille des Bignoniacées.

Jadis, un chemin partait de la chaussée de Bruxelles, passait par la « demi-lune » et aboutissait à l’avenue Gabriel Fauré. L’allée des Catalpas , si elle ne suit pas exactement le même tracé que l’ancien chemin, le remplace cependant aujourd’hui jusqu’à l’allée de l’Ange Noir.

 

            Le premier tronçon a une allure agréable. Sans contrainte, car nous sommes en descente, on se fait escorter par le double rang de catalpas jusqu’à l’angle droit que fait l’allée. Un certain nombre de ces arbres manquent malheureusement à l’appel. Là, nous bénéficions  d’une vue plongeante sur la  paroisse Sainte-Marie,  le quartier du Pont de Luttre et la Commune d’Anderlecht. Nous venons de côtoyer une très grande diversité d’arbres : mélèzes, chênes, robiniers, frênes….

 A cet endroit , tous les ans, un couple de hiboux  (Asio otus) élève avec succès sa nichée. Au mois de mai, on peut entendre le cri émouvant des jeunes.

 

            Devant nous, le café du Panorama . Il portait bien son nom et de sa terrasse, le spectacle était d’autant plus remarquable qu’aucun immeuble ne l’égalait en hauteur. Il aurait pu s’appeler «  A l’ancienne chapelle de Saint-Antoine », celle-ci se dressant jadis à cet endroit.

            A nos pieds, là où s’amorce l’Avenue Massenet, se voyait encore, vers les années 1920,1930, le cabaret de Christus Grimau, percepteur de l’octroi sur la route de Forest à Bruxelles. La maison portait comme enseigne «  A l’ancienne Barrière » et fut construite par l’administration communale. En effet, en 1827, le 21 mars, le Conseil Communal décida de construire un four à briques afin d’élever un nouveau local d’école et estima qu’il serait très avantageux pour la Commune d’édifier, en même temps, une maison pouvant servir d’estaminet sur le terrain…cf Vander Goten.

 

5 -  L’ange noir et le pont rustique.

            Au bas de  l’allée des Catalpas, nous croisons l’allée de l’Ange Noir. La statue qui se trouvait  à l’angle des allées a

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disparu en 1949. Elle représentait en fait « la Victoire agenouillée ». C’est son aspect sombre qui lui avait valu le surnom de  «  l’ange noir ». 0n en conserve une belle carte postale. L’endroit est à présent fort clairsemé et a fortement  subi les effets de l’érosion.

            Un peu plus bas , nous nous trouvons à l’intersection de l’allée du Pont Rustique et de l’allée du Chef-garde.  Nous empruntons celle de gauche qui rappelle un pont rustique  démoli depuis belle lurette. Il enjambait le ravin dit « des Anglais ». On peut encore escalader avec prudence les restes du fameux escalier qui partait du pont et nous emmenait vers le haut de l’allée de l’Ange Noir. Le lieu est sublime. On peut encore y découvrir des luzules (Luzula silvatica) et des gouets (Orum maculatum).

 

Légende ou réalité ?

            Le fils de Mr Duden étant mort, le père avait fait élever à sa mémoire l’Ange Gardien. …A chaque Noël le châtelain allait sur le socle allumer les cierges d’un sapin choisi pour la circonstance. Quelques amis l’accompagnaient. Le cortège partait du château et se dirigeait vers le mémorial pour y accomplir le rite pieux. Certain soir, le 25 décembre, il y a bien des années, un mage à la barbe blanche s’était joint à la procession. Ce voyageur majestueux avait eu ses peines….Et cette présence royale apportait la consolation au maître mélancolique de la sylve enclose. Il se courba respectueusement devant l’invité inattendu : « Sire, dit-il, je n’oublierai jamais ce geste bienveillant ».

On sait  qu’à sa mort, M. Duden laissa son parc par testament au roi à la barbe d’argent. Celui-ci s’empressa d’ouvrir largement l’oasis à tous les petits enfants du village …

 

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 6 – Drève de la Chapelle.

 

            Au bas de l’allée du Pont Rustique,  nous atteignons un carrefour où se joignent l’allée de la Forêt de Soignes, l’allée des Aubépines, le Pavé des Tilleuls et la drève de la Chapelle. Celle-ci, à notre droite, est toujours flanquée de ses tilleuls. C’est notre plus belle entrée du parc.

            La chapelle a effectivement existé. A l’occasion d’offices religieux, les familles Duden et Momm s’y rendaient régulièrement. Elle devint la maison du chef-garde qui y élevait une petite basse-cour. Son  emplacement est désormais engazonné.

7 – Union-Saint-Gilloise.

            En 1897, le Club de football  de l’Union Saint-Gilloise jouait encore sur la place Van Meenen. L’année suivante, le club faisait ses débuts dans les championnats fédéraux. Il ne va pas tarder à déménager au Parc Duden. Il signe en 1909 un bail emphytéotique ( 99 ans) et va occuper l’ancien potager  du parc, chaussée de Bruxelles, avec une tribune provisoire.

            Laquelle tribune a été inaugurée le 14 septembre 1919 en présence du Prince Léopold, du Bourgmestre Omer Denis et du baron de Laveley.  Suite à des transformations importantes une nouvelle inauguration a lieu le 29 août  1926 en présence cette fois du Prince Charles. Rappelons que l’ensemble – tribunes et installations art-déco – a fait l’objet d’un classement.

            Le Club de la Butte  a marqué le football  par ses performances et par la personnalité de ses joueurs et de ses dirigeants…60 matches consécutifs sans défaite puis une  rencontre historique avec le Daring  qui mit fin à cette performance unique et provoqua une rivalité sportive entre les deux clubs bien mise en évidence par la pièce de théâtre « Bossemans et Coppenolle ».

«   Union un jour, Union toujours » est resté un slogan qui existe encore de nos jours.…

 

« Tusschen Eijde de Schats » ou « entre la Bruyère et le Parc à Bétail »…Le lieu était situé dans le Kruijsbosch, à front de la Chaussée de Bruxelles, là où se trouve actuellement la plaine de football de l’Union Saint-Gilloise. Eijde est sans doute une graphie déformée de heijde (bruyère) et schats désignait un lieu clôturé servant à parquer du bétail. Il s’agit probablement d’un lieu dérodé dans une dépression du bois et réservé à la pâture.

8 – Le Pavé des Tilleuls.

 

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           Asphalté depuis quelques années, ce chemin est resté pavé pendant longtemps. Sa descente surtout faisait très mal aux mollets du joggeur.

            C’est en quelque sorte le prolongement de la Drève de la Chapelle. Son allure est champêtre et rustique à souhait. A droite, le petit vallon justifie le nom de «  pelouse pittoresque » que lui ont donné J.P.Vokaer et H. Vandergoten. Des marronniers, quelques frênes, un buisson de noisetiers dispensent aussi leur fraîcheur et constituent un lieu de prédilection pour le pinson ( Fringilla coelebs).

 

            A notre gauche, nous avons la Pelouse des Chevreuils. Ne cherchons plus les petits cervidés, ils ont disparu entre les deux guerres. Quelques moutons les ont remplacés jusqu’aux  environs de 1955. Ils logeaient  dans la petite maison appelée « Blanche Neige»,   au Pavé des Nains  Des frêlesconstructions évoquant les fables de Grimm, il ne restait plus que cette Maison de Blanche Neige disparue depuis longtemps.

Au bord  de cette pelouse, on admirera un pin noir d’Autriche ( Pinus nigra austriaca ).  Au milieu, se serre un groupe de rhododendrons, qu’on appellera de préférence par leur nom français bien plus poétique de « rosage ».

9  – La Campagne Mosselman.

 

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            Nous arrivons au sommet du  Pavé des Tilleuls, devant «  la Campagne  Mosselman ».  C’est la demeure des premiers propriétaires privés du Parc après la vente    du Kruisbosch par la Société Générale.

 

            Elle devint la maison des gardes en 1912 et est occupée aujourd’hui par l’INRACI.. Les anciennes forges , en face, servent maintenant de local pour le personnel du Domaine.

Nous avions émis des réserves quant à la précision de nos premiers enseignements. Jean-Louis a pris le dossier en charge… 

« Nos doutes étaient fondés. Edouard Louis François Mosselman (1790- ??), négociant en vins achète en 1829 le Cruysbosch appartenant à la Société Générale à qui le roi des Pays-Bas l’avait cédé.  Il habite n° 1 Rue Saint-Ghislain et cette demeure est toujours visible dans le jardin du Mont-de-Piété. La propriété acquise a une surface de 17 bonniers et Mosselman y fait construire le bâtiment qui domine encore aujourd’hui le terrain de l’Union Saint-Gilloise. Le « Bois Mosselman » sera vendu à Wilhelm Duden en 1869.   Je développerai l’affaire Mosselman dans un article à venir,…JL. » .

10- Le Sukkelweg.

            La pente est raide. Heureusement, nous l’abordons en descendant. A notre droite, on s’arrêtera un moment devant la jeune hêtraie datant du milieu des années ’60. Elle remplace le potager, la serre et la pépinière qui s’y trouvaient. De part et d’autre du chemin, nous découvrons un milieu très ouvert. Les hêtres, clairsemés ménagent une flore herbacée qui comporte des luzules, des oseilles et des épilobes en épi.

            La hêtraie résonne partout des cris de la perruche à collier (Psittacula kraméri), nouvelle locataire du parc. Avec la perruche jeune  veuve (parc de Forest) et l’ouette d’Egypte (parc du Bempt), c’est la plus spectaculaire des invasions que subit Bruxelles  en ce qui concerne le monde des oiseaux.

            En 2004, nous avions écrit : « un peu plus bas, à notre droite, on rencontrera quelques beaux châtaigniers. Malgré une santé chancelante, ils ont déjà donné naissance à de nombreux sujets éparpillés aux alentours. ». En 2013, les jeunes pousses ont repris le flambeau.

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11 -LA CROIX DE PIERRE .

 

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            La voici, cette croix célèbre qui a donné son nom au Kruisbosch. Une croix est toujours une présence évocatrice. Celle-ci n’est plus un mystère  depuis les  recherches de Henri  Herdies et l’histoire racontée par Albert Van Lil , un écrivain forestois, dans  le  « Folklore brabançon ».                             

            « Ainsi Jan Vranckx tue le prêtre Jan  Paridaens, mais est arrêté. Comme il a probablement avoué rapidement, il est condamné, suivant la coutume de l’époque, à un pèlerinage à Compostelle, à Rome ou en Terre Sainte, à pied et avec l’obligation de mendier son pain.

D’après le professeur Fernand Van Hemelrijck , spécialiste en histoire du droit, la condamnation  au pèlerinage était accordée pour un homicide, involontaire ou accidentel, ou un meurtre avec circonstances atténuantes, mais non pour un assassinat (préméditation). Un tel pèlerinage durait généralement de deux à cinq ans, et devait être prouvé par une attestation de chaque hébergement et une lettre avec empreinte du sceau de l’évêque du lieu de destination. Bien souvent le pèlerin, comme  preuve supplémentaire, ornait son chapeau ou son vêtement de coquilles ramassées sur les côtes qu’il avait fréquentées. En France, de tels pèlerins étaient connus comme « coquillards ».

            Henri Herdies (FB 19, n° 171, p 246) nous raconte que, le 19 août 1491, Hoze Colyns, Echevin à Forest, a noté que,  peu de mois auparavant,  dans l’église paroissiale, Jan Vranckx s’était agenouillé devant Colyn Paridaens, le représentant de la famille du défunt, pour lui demander publiquement pardon .

Ensuite l’abbesse avait fait don d’un coin du bois près de l’endroit du meurtre, et Jan Vranckx y avait édifié une croix expiatoire, qui existe encore à l’angle de la chaussée de Bruxelles et de la rue du Mystère. Depuis lors, le bois s’appelle « Kruisbosch ». Sur cette croix, avait été fixée une plaque indiquant …

                                   Salut ! O Croix !     O Crux Ave

                                   Espoir unique.!       Spes Unica.

 

Il y a bien longtemps  que cette plaque a disparu. Le vandalisme ne date pas d’aujourd’hui.

Jusqu’en 1915, l’actuelle rue du Mystère s’appelait la rue de la Croix de Pierre.

 

12 – La rue du Mystère.

            Quelle était l’origine de cette croix de pierre ?

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            Nous venons d’en reproduire l’origine due à Van Lil.                           Entretemps les rumeurs couraient. L’une d’entre elles  reste encore présente dans l’esprit de certains Forestois… . « …A cet endroit, un mystérieux cavalier aurait trouvé une mort accidentelle et on y creusa sa tombe ».

Ce fait et cette croix ont donné son nom à la rue du Mystère qui, du temps où elle était encore une impasse à ornières s’appelait « ‘t Straatje van eenen Mensch » - La ruelle  d’une personne.- à cause de son étroitesse. Antérieurement, elle portait le nom de « Kruisweg » ou Chemin de la Croix.

Notre actuelle Rue du Mystère s’étend en réalité sur l’ancienne propriété Zaman. Ce qui reste de l’impasse, c’est cette petite partie de la rue qui jouxte le mur d’enceinte  d’une largeur de 2,50 mètres et qui domine le reste du chemin.

Elle a eu son heure de gloire durant la guerre 1940-1945 lors des alertes, lorsque le parc Duden servit de refuge à tous les Forestois….

            « Au cours de l’une des plus importantes alertes à Forest, un vieil habitant de la commune, M. Debont, entrepreneur de son état, s’était mis à approfondir une  tranchée de dérivation, sise à mi-côte d’un talus. Il abandonna cependant son travail, préférant se construire un abri solide à proximité de son domicile. Ce furent les frères de l’école Saint-Denis qui occupèrent la tranchée lors des alertes suivantes. Toutefois,  l’exemple de M Debont ne fut pas inutile. L’idée de construire un abri couvert germa chez plus d’un. ..

Un beau matin,  on apprit que M. Herssens, fonctionnaire pensionné, habitant rue du Mystère, possédait un abri à la lisière du bois. Mr Herssens n’était pas peu fier de son œuvre à laquelle ses voisins avaient collaboré financièrement et matériellement…il donnait très  aimablement à quiconque visitait son abri, toutes les indications voulues.

En cas d’alerte, une petite échelle lui permettait d’escalader le vieux mur de l’antique Chemin du Mystère, ensuite un escalier conduisait à l’entrée de l’abri. A l’intérieur, des bancs. Contre la paroi des tapis et des crans prémunissaient les vêtements contre les taches.

D’autres abris succédèrent à celui-là….Il y  en eut bientôt cinq,  ceux de MM Herssens, Potte, Vander Goten et celui « du laitier ».

C’est en souvenir de cette initiative qu’un de chemins du bois s’appelle l’allée des Troglodytes.

13- Entrée par la Rue de Bourgogne.  

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Nous pénétrons à nouveau dans le Parc Duden en empruntant cette fois l’entrée qui fait face à la Rue de Bourgogne. Parfois condamnée par la Donation Royale, régulièrement forcée par les riverains, cette entrée figure sur certaines cartes du parc. Elle permet d’éviter le dangereux carrefour avec la chaussée de Bruxelles.

A gauche de cette entrée, un petit coin du parc encore un peu protégé. On peut y découvrir le muguet (Convallaria majalis) et le gouet tacheté (Arum maculatum).

            A droite, une grimpette nous invite vers le haut du parc. A éviter tant que la lutte contre l’érosion n’aura pas sécurisé l’accès. Un panneau de l’IBGE attire particulièrement votre attention sur le danger que réservent les hêtres en équilibre « peu stable « .

 

14a – L’Allée des Géants.

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            Abordons seulement l’Allée des Géants. Celle-ci  contourne l’allée des Jacinthes évoquée précédemment pour croiser l’allée des Troglodytes. Ce nom n’a rien à voir avec l’oiseau du même nom, par ailleurs  familier des lieux. Il évoque les abris construits pendant la guerre 1940-1945 pour se protéger des bombardements. En chemin, à droite, nous distinguons de jeunes châtaigniers et quelques chênes. Mais le plus gros hêtre du parc a été abattu il y a peu, à quelques mètres de l’allée en question. A 1,50 m du sol, il mesurait 5,02 m de circonférence et atteignait une hauteur de 30 m  Un géant assurément.

            Nous négocions la grande courbe  contournant un Fond des Fougères planté de hêtres. Les arbres, très serrés, ont transformé le biotope, au grand dam des fougères-aigles (Pteridum aquilium)  qui en faisaient la caractéristique. A droite, on s’arrêtera devant le  Ravin des Ronces. C’est le seul ravin encore intact de l’antique Kruisbosch. Il n’y a pas encore de trace d’érosion et la sous-végétation est toujours prospère. Puisse l’avenir lui préserver son intégrité ! C’est le domaine préféré du rouge-gorge ( Erithacus rubecula) , du troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) et de la grive musicienne ( Turdus philomelas) et du  renard.

14b - L’Allée des Ecureuils et ses affleurements de sable.

         

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   On peut tâter ici le sable tertiaire qui constitue l’étage bruxellien en évoquant un peu de géologie… Les couches constituant le sol et le sous-sol du Parc Duden ont été étudiées au début de 1900 par un géologue anglais du nom de Sir Charles Lyell.

Le sable et le grès calcaire au Nummulites herbeti (foraminifères) appartiennent à l’étage Laekenien. Le sable blanc quartzeux  renfermant des grès lustrés arrondis appartiennent à l’étage Bruxellois. Le sable très fin à Nummulites planulata appartient à l’étage Yprésien.

 

14c-  Le Carrefour du Magnolia.

            Mais où est-il passé, ce magnolia qui a donné son nom au carrefour ?  Et le Sylvain, ex-champion poids lourd des hêtres du parc ?          

            On n’aura plus l’occasion de voir la mare aux oiseaux encore signalée par Vokaer et Vandergoten vers les années 1950.  C’était une source d’approvisionnement  bien utile pour les volatiles  dans un bois qui manque cruellement d’eau de surface. Quand on compare la carte établie par ces auteurs  vers 1950 et la situation actuelle, il est effrayant de constater toutes les pertes  subies par la nature. Que peut-on encore espérer de l’avenir ?  Ne peut-on établir une meilleure harmonie entre les loisirs et la  nature ?

            A cet endroit pourtant une relève semble assurée, avec une jeune érablière plus favorable à la flore des sous-bois : millepertuis perforé ( Hypercum perforatum ), euphorbe (  Euphorbia peplus ), berces (Herbacleum spondyllium ) et muscatelles ( Adoxa moschatellina ).

15 – Le hêtre à feuilles laciniées.

            Un peu plus haut, à l’angle de la pelouse, nous tombons nez à nez avec un hêtre au feuillage véritablement

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déroutant. Les feuilles qui le composent sont très finement découpées et donnent à l’ensemble un aspect si touffu qu’on croirait une autre espèce. Ce n’est pourtant qu’une variété du hêtre ordinaire ( Fagus sylvatica lasciniata ). Nous approchons du château Duden par l’arrière d’où nous surplombons l’Allée des  Ecureuils et le Fond des Fougères. Il est encore possible d’apercevoir un écureuil roux ( Scurius  vulgaris) . Mais celui-ci devient de plus en plus rare, et puis ses effectifs fluctuent  avec l’abondance ou non  des faines.  Par contre, on aura peut-être plus de chance de surprendre le vol du faucon crécerelle ( Falco tinnunculus).

16-Le château DUDEN.

 

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            Nous voici au pied du château.

 «  Edifié en 1873, sa façade principale est de style néoclassique. Elle est pourvue de larges fenêtres surmontées de frontons courbés et terminée en angle par des  bossages. Les fenêtres mansardées sont de proportions moins heureuses et altèrent l’unité de ce beau bâtiment auquel on accède par une entrée surmontée d’un baldaquin de verre dont les fausses tentures semblent retenues par des embrasses, et qui porte sur des minces piliers de fonte ».

 

UNE HISTOIRE D’EAU.

« Au début de 1875 le gros-œuvre du château Duden est terminé et, le 4 juin, l’ingénieur Moreau …est autorisé à installer dans la propriété une machine à vapeur pour l’approvisionnement en eau VL182 ».

« … De part et d’autre du château, il y a un ravin. Dans le ravin Nord, coulait, du temps des Duden, un petit torrent venant d’une pièce d’eau qui s’étalait entre la maisonnette aux quatre portes et le château. Le parc étant totalement dépourvu d’eau, les propriétaires avaient réalisé cette fantaisie par le collecte des eaux de pluie dans deux grands réservoirs placés sous le combles du château et mis en communication avec le vallon. ».

NB . Il n’y a pas plus d’eau aujourd’hui qu’hier, le sol est perméable jusqu’à une profondeur importante.

            Centre d’études coloniales durant les années 1913-1933 , le château servit ensuite de refuge aux enfants espagnols qui fuyaient la guerre civile dans leur pays. Depuis le mois d’octobre 1939, c’est l’INRACI –NARAFI , électronique appliquée, technique de la cinématographie, photographie, informatique – qui a succédé à l’école d’études africaines. Cf annexe 1.

 

17 – Entrée Avenue Victor Rousseau.

 

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           Empruntons la drève principale pour parvenir à l’Avenue Rousseau. Elle traverse  une futaie maintenant bien clairsemée. Les hêtres sont vieux de près de 200 ans, et pourtant de moins en moins protégés. Leurs parties creuses font cependant  le bonheur du pic-vert (Picus vulgaris), de l’étourneau-sansonnet (Sturnus vulgaris), du choucas des tours (Corvus  monedula) et de plusieurs espèces de chauve-souris.

            Quant à la grille d’entrée et les pilastres, elles proviennent de l’ancienne propriété Charlier  qui faisait face  au Parc Duden. Cette propriété est aujourd’hui entièrement lotie, entre l’avenue Neptune et l’avenue Minerve. Avant d’aller de l’avant, admirerons le buste de Victor Rousseau, le sculpteur forestois bien connu, buste réalisé par G. Vandevoorde.       

            « A la même époque, Duden fait construire en face de sa villa, les grandes

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écuries qui ravissent les promeneurs. Elles ont été conçues en style pittoresque comme un petit château pour enfants, pourvues d’une petite tour, de toitures à lucarnes, de corniches en bois découpé. Le tout séduit par son allure à la fois naïve et charmante. »

18 – Drève domaniale.

            Depuis la grille, empruntons à droite la drève domaniale. Rappelons qu’une drève est un charmant belgicisme qui signifie « une allée carrossable bordée d’arbres ». Celle-ci est la plus longue de notre parc.

Elle nous amène rapidement au kiosque dont il ne reste plus que quelques gravats sur le promontoire. A gauche, jetons un coup d’œil sur le ravin. Il n’a pas trop souffert des déprédations. Pour cause, on n’y circule pratiquement jamais.

Au bout d’une centaine de mètres, on ne peut manquer le plus haut frêne de Forest.(Fraxinus excelsior). Il mérite bien ici son nom de frêne élevé puisqu’il atteint la hauteur respectable de 38 m.

 

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La petite plaine de jeux.

Elle est fort délaissée aujourd’hui après avoir été si longtemps une aire de détente pour les écoliers. Les abords sont colonisés par la campanule gantelée (Campanula lutetiana L), le sureau noir (Sambucus nigra) et le houx (Ilex aquifolium ). Ce dernier, un arbrisseau, constitue avec ses feuilles acérées un excellent moyen de dissuasion contre les intrusions trop nombreuses dans les massifs. Ajoutons que vers le haut les feuilles deviennent de plus en plus simples.

 

19 –Les perruches à collier .

            On ne peut plus traverser le parc sans remarquer les perruches et leurs cris perçants. La beauté de leur plumage nous amène à leur pardonner le trouble qu’elles provoquent chez le promeneur solitaire avide de calme et de sérénité. Deux espèces se retrouvent chez nous, à Forest.

            La perruche Jeune Veuve, que nous observons  au parc de Forest.

            Et la perruche à collier, ici, au parc Duden. Elle niche assez haut dans les cavités des vieux arbres  ou dans les nids de pies abandonnés. Sa silhouette est facilement reconnaissable : des ailes en forme de faucille et une longue queue pointue. Son plumage est vert pomme agrémenté d’un menton noir et d’une collerette noire soulignée de rose pour le mâle. Le bec est crochu, rouge rose.

Sur notre lancée, nous franchissons la grille du parc. Devant nous, l’Avenue Besme et plus loin le parc Jupiter, étudié en détail au cours de la promenade 5 centrée sur l’Altitude 100.

20 – Villa néo-renaissance flamande ou la maison du garde.

 

            Elle a effectivement été la maison du garde. Elle est destinée à le redevenir dans des projets à long terme.

Le style RenaissanceLe style néo-Renaissance (de 1860 à 1914 environ) puise son inspiration dans l'architecture de la Renaissance, un courant artistique né en Italie au XVe siècle qui cherchait à ressusciter l’architecture de l'Antiquité gréco-romaine. flamande (XVIe s.) mêle des éléments inspirés de la RenaissanceLe style néo-Renaissance (de 1860 à 1914 environ) puise son inspiration dans l'architecture de la Renaissance, un courant artistique né en Italie au XVe siècle qui cherchait à ressusciter l’architecture de l'Antiquité gréco-romaine. italienne à l’héritage architectural médiévalLe style néogothique (à partir de 1860 environ) est une tendance architecturale mettant à l’honneur les formes ogivales et verticales issues du moyen-âge gothique. Le style néo-Tudor s’inspire plus particulièrement du style gothique teinté de Renaissance qui fleurit en Angleterre sous le règne des Tudors. local. Le style néo-Renaissance flamande (de 1860 à 1914 environ) cherche à ressusciter cette architecture, à la faveur de l’émergence du nationalisme belge. Il se caractérise par des élévationsDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. en briques et pierres et des formes caractéristiques (pignons,tourellesPetite tour engagée dans un bâtiment, généralement sur un de ses angles.,logettes).cf internet.

21– Le sentier de Diane.

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         A l’angle de l’allée  Domaniale et de l’Allée des Mélèzes, se trouvait la statue de Diane Chasseresse. Il n’en subsiste malheureusement plus que le socle.

 

                   Diane ou Artémis était la sœur d’Apollon,

                   La fille de Jupiter et de Letone.

                   Elle présidait à la chasse.

                   Elle est généralement représentée avec un chevreuil.

 

Empruntons  précisément le Sentier de Diane qui nous invite à un petit rond point, avec deux beaux platanes, deux gros marronniers et un hêtre pourpre qui accuse déjà 1,30m de diamètre à 1,50m du sol. Venons-en aux marronniers (Aesculus hippocastanum), si familiers depuis notre plus tendre enfance.  Nous l’observons avec d’autant plus de sympathie qu’il est actuellement soumis aux assauts d’un papillon minuscule, le Camemaria ohridella. Espérons cette fois que super-Goliath pourra triompher de minus-David.

 

22 –Le jardin « Art Déco ».

 

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         Terminons en beauté par ce jardin rénové en 2012.

         D’abord, «  Qu’est-ce qu’un jardin A.D. ? ».

 Cf le mensuel « Ma ville, notre Planète » édité par Bruxelles environnement. IBGE

Octobre 2012… « C’est un exemple particulier du jardin art-déco structuré autour d’axes primaires et secondaires, avec un équilibre parfait entre les éléments constructifs et la végétation, caractéristique des jardins de ce style… La restauration de cet espace comprend le rétablissement des constructions murales. ».

Le jardin du musée Van Buren à Uccle répond aussi à ces critères.

 

Au cours d’une visite exceptionnelle d’Alain Loden, un guide nature forestois,  nous avions pu observer sur cet espace

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notamment un savonnier, un févier ou épine du Christ, un philodendron, un genévrier, un copalme…

Selon les directives de Léopold II qui avait acquis ce terrain le 16 juillet 1884, Lainé a aligné son square dans la perspective du Palais de Justice, symbole permanent de la loi et de l’ordre.

 

Annexe 1 – INRACI-NARAFI.

«  Nous pourrons déchiffrer la construction de l’univers de demain mais c’est d’un univers en construction qu’il s’agit. Le  futur n’est pas donné. Nous vivons la fin des certitudes.

Est-ce là une défaite pour l’esprit humain ? Je suis persuadé du contraire. »

                                                                              Professeur  Ilya PRIGOGINE.

 

                               Une finalité et des objectifs  dans une grande phrase écrite par un                       « Prix Nobel de Chimie ». On vise haut, à l’INRACI, Haute Ecole                  Libre de Bruxelles Ilya  Prigogine.

Il n’est pas possible de dresser une synthèse des activités de cette école, tant elles sont nombreuses. Retenons que leur programme  comporte

            Un enseignement technique secondaire de qualification orienté vers la                 photographie, l’électromécanique et l’électronique. Tél. : 02 340 11 00.

            Et un enseignement supérieur de type court  (bachelor) avec                     

                        Deux sections techniques : électronique appliquée

                                   Ou techniques de l’image – cinématographie et                                                            photographie.

                        Deux sections économiques : informatique de gestion

                                   Ou relations publiques.   Tél. : 02 340 10 18.

 

« VL-Les statuts de cet institut, libre et neutre, sont publiés dans le Moniteur Belge du 12 août 1939 et, en octobre de la même année, l’école s’ouvre avec 10 élèves, dans le château que la Donation Royale donne en location moyennant le loyer de un franc  par an. »

 

Annexe 2 – Les arbres du Parc Duden.

 

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            Nos hêtres les plus anciens ont plus de 200 ans. Si nous ajoutons les conditions lamentables dans lesquelles certains se développent, nous comprendrons facilement qu’ils s’approchent de la limite d’âge. Pour nous en convaincre, observons le sommet  de certains d’entre eux: les feuilles n’y existent plus.  C’est le début de la fin.

Des cas particuliers se présentent nécessitant  parfois un abattage immédiat. Les racines traçantes de ces arbres ne leur permettent guère de résister aux vents de plus en plus violents et rendent la situation dangereuse. Rappelons dans ce cas particulier les arbres tombés sur des véhicules dans la chaussée de Bruxelles il y a quelques années.

« Nos hêtres les plus anciens ont plus de 200 ans et sont probablement des reliquats de la Forêt de Soignes. La fréquentation du parc augmente au fil des années, de ce fait cela entraîne une érosion  de certaines parties du parc. Une zone a du être fermée par une clôture en châtaignier.

Le hêtre a un enracinement superficiel, ce qui le fragilise. De plus beaucoup d’arbres arrivent en fin de vie, ce qui fait qu’un plan de gestion a été mis en place pour abattre les arbres dangereux, morts ou affaiblis par des attaques de champignons lignivores.

Les arbres sains sont mis en lumière, ce qui provoque des brûlures sur leur écorce dues aux rayons solaires. Le hêtre est une espèce qui supporte l’ombre (schiaphile).Il n’apprécie pas le soleil direct sauf s’il a poussé en isolé et, dans ce cas, il aura développé des branches basses ; voir le hêtre sur la pelouse en face du Lycée Andrée Thomas dans le parc de Forest.

 

Suggestions émises au travers de quelques enquêtes…

 

-         prévoir l’abattage des grands hêtres à moyen terme.

-         Et leur remplacement par des essences plus diversifiées. Même si le hêtre doit rester prédominant….

-         Plantation d’arbustes protecteurs ou à grande valeur biologique…noisetier, houx, buis, cornouiller, groseilliers, fusains, troènes, aubépines….Particulièrement en avant des arbres à haute tige afin de leur apporter une défense plus efficace. Protéger les ronces grâce auxquelles  de nombreux  oiseaux peuvent nicher…. Augmenter les haies sur le périmètre du Parc.

-         Contre la monoculture, d’autant plus qu’avec le hêtre, la couverture végétale herbacée est presque nulle. Suggestions : le tilleul, le charme, l’aulne, l’érable, le frêne, le chêne , le merisier, le mélèze, .. Ces arbres existent déjà mais en trop petit nombre. Ces essences ont le privilège de laisser passer plus facilement la lumière, au bénéfice de la flore des sous-bois.

 

La deuxième vie des arbres.

            Le bois naturel constitue une substance nutritive d’où peuvent naître et se développer notamment toute une chaîne alimentaire…des champignons microscopiques, des insectes, des coléoptères xylophages, des fourmis…

Par ailleurs, des rongeurs, (la couleuvre), le hérisson…

 

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